Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’opération d’Anthony Edwards doit permettre de régler rapidement son problème au genou droit, mais Brian Sutterer invite à regarder au-delà des deux mois d’absence évoqués et pense surtout au long terme.
Anthony Edwards doit subir une arthroscopie après que de nouveaux examens ont révélé une évolution au niveau de son genou. Minnesota a présenté l’intervention comme un nettoyage et précisé qu’elle n’était pas liée à une blessure au ménisque, tout en restant rassurant sur les perspectives de récupération de sa superstar.
Brian Sutterer se montre néanmoins plus prudent sur ce que représente généralement ce type de procédure. Le médecin du sport ne pose pas de diagnostic précis sur Edwards, mais explique qu’une arthroscopie peut servir à traiter du tissu endommagé ou irrité et que les conséquences doivent aussi être surveillées sur plusieurs années.
Brian Sutterer pense surtout aux conséquences potentielles à long terme
Ce n’est donc pas uniquement la durée de l’absence qui l’interpelle : « Cela m’inquiète pour plusieurs raisons qui vont au-delà des deux prochains mois. Quand on arrive au point où une arthroscopie devient nécessaire, il peut s’agir de traiter certains dommages, traumatismes ou tissus anormalement effilochés. Ce sont souvent des procédures de nettoyage qui peuvent concerner différentes structures du genou. »
Sutterer souligne surtout le compromis que peuvent parfois entraîner ces interventions : « Quand un chirurgien doit retirer une partie du tissu abîmé, vous pouvez obtenir une amélioration à court terme tout en créant potentiellement davantage de problèmes à long terme. Plus vous retirez de tissu sain, moins il en reste pour stabiliser et protéger l’articulation. »
C’est à ce titre qu’il cite Joel Embiid et Kawhi Leonard, tous deux passés par plusieurs interventions aux genoux au cours de leur carrière. « Nous avons vu des joueurs subir une première arthroscopie, puis plusieurs autres. Joel Embiid en est un parfait exemple », rappelle-t-il, sans affirmer qu’Edwards suivra nécessairement la même trajectoire.
Minnesota tient justement un discours beaucoup plus rassurant et considère le problème comme traitable, sans inquiétude majeure à long terme. L’analyse de Sutterer porte donc davantage sur les risques généraux associés aux arthroscopies répétées que sur une complication déjà établie chez Edwards. Son véritable test viendra après l’opération, lorsque son genou recommencera progressivement à supporter une charge NBA complète.

