Par Rédaction | Sport
Le titre décroché par Oklahoma City en 2025 a ravivé de vieux souvenirs chez Kevin Durant. Heureux pour la franchise, il reconnaît malgré tout qu’une part de lui aurait aimé offrir ce moment à la ville dès 2012.
À Houston aujourd’hui, Kevin Durant garde un regard particulier sur ses années passées au Thunder. Drafté avant même le déménagement de la franchise vers Oklahoma City, il avait rapidement incarné le nouveau visage de l’organisation, jusqu’à mener une équipe extrêmement jeune en Finales NBA en 2012 avec Russell Westbrook et James Harden.
Cette aventure s’était terminée face au Heat de LeBron James, et Oklahoma City n’avait ensuite jamais réussi à revenir en Finales avec ce noyau. Entre le départ de Harden, plusieurs blessures importantes et l’échec de 2016 face aux Warriors, la fenêtre s’était progressivement refermée avant le départ de Durant.
Kevin Durant aurait aimé être celui qui offre le premier titre à Oklahoma City
En repensant au sacre du Thunder en 2025, Durant a reconnu un mélange de joie et de regret : « Évidemment que j’étais heureux pour eux. Quand on a perdu en 2012, il y avait presque eu une petite parade tellement les gens étaient venus nous accueillir. Je savais que si cette ville gagnait un jour un titre, l’énergie serait incroyable. J’aurais aimé que notre équipe soit celle qui le fasse. »
Durant insiste toutefois sur la fierté qu’il a ressentie en voyant cette nouvelle génération réussir là où la sienne avait échoué. « J’ai ressenti une vraie fierté en tant qu’ancien du Thunder. Pour moi, c’était l’évolution de ce que nous avions commencé. » Il estime notamment que Sam Presti a fini par perfectionner sa manière de construire autour de jeunes talents.
Le parallèle est évident à ses yeux entre son ancienne équipe et celle menée par Shai Gilgeous-Alexander, Jalen Williams et Chet Holmgren. Les contextes diffèrent, mais les deux projets reposaient sur une base jeune, développée patiemment, avec la conviction qu’un noyau talentueux pouvait grandir ensemble jusqu’au sommet.
Le regret de Durant ne remet donc pas en cause son bonheur pour la franchise. Il regarde plutôt le titre de 2025 comme l’aboutissement lointain d’une culture installée bien avant. Son équipe de 2012 n’a jamais terminé le travail, mais il estime qu’elle a contribué à poser les fondations sur lesquelles le Thunder a fini par bâtir son premier sacre.

