Europe – Luka Doncic, de la Slovénie aux sommets

Dans sa série de vidéos, Detras del Oro (derrière l’or), la chaîne espagnole Movistar+ a réalisé un opus sur le phénomène européen qu’on ne présente plus désormais : Luka Doncic. L’occasion d’en savoir un peu plus sur la vie du jeune champion d’Europe avec la Slovénie.

Un joueur comme ça, c’est typiquement le genre de joueur qu’on ne voit que tous les 50-100 ans. Vasilis Spanoulis.

Luka Doncic, défiez-moi de trouver quelqu’un qui ne l’aime pas, qui n’est pas ébloui par ce qu’il peut faire… Ce garçon est l’essence même de ce qu’on aime chez les grands joueurs : cette faculté à transpirer le basket.

Comme ses proches le racontent dans la vidéo, le basket est ancré dans gènes depuis sa naissance. Sa mère première spectatrice déclare : il venait à peine de faire ses premiers pas qu’il avait déjà le ballon dans les mains. Il avait son petit panier dans sa chambre et ne faisait que jouer.

Au-delà de cette omniprésence à la maison, l’environnement familial le pousse au sport, à commencer par son paternel, Sasha, joueur européen qui l’a baigné dans ce monde ou le cuir prédomine.

Je me rappelle qu’après chaque fin de match que Sasha faisait, Luka venait sur le parquet, prenait le ballon… Il était toujours là rappelle Sanja Modric, journaliste.

La situation parfaite pour qu’un jeune garçon se fasse une idée du sport et même commencer à avoir une idole :

Spanoulis, je l’ai toujours adoré, il m’a beaucoup marqué pendant ma jeunesse, j’ai des souvenirs dès mes 12-13 ans.

Une période qui sera marquée par ses débuts à l’Olimpija, club serbe où son avidité de basketball prend véritablement feu. L’environnement est plus que favorable et marque le premier pas d’une entente primordiale entre un joueur et son coach.

Ils s’entraînaient quasiment tous les jours et ce n’était pas suffisant pour lui. Mirjam, sa mère.

J’ai eu vraiment de très bons entraîneurs avec lesquels je suis toujours en contact. Doncic.

Et déjà à cette période-là ces coachs sont impressionnés par cette volonté de jouer tous les entrainements possibles, cette place que prend le basket pour le jeune Doncic. Cependant, beaucoup sont les gamins à cet âge qui aiment passer du temps sur les parquets, le bitume à taper dans un ballon. La différence qui poussera Luka vers les portes d’un monde professionnel ne réside pas dans ce détail.

C’est impressionnant les « extra-moves » qu’il pouvait déjà avoir à son âge, tant bien en attaque qu’en défense […] Vous savez ce qui est intéressant ? Son répertoire technique, ses déplacements, sa manière de jouer au Real ou avec la sélection ; il était déjà comme ça dès le plus jeune âge déclare Lojze Sisko, ex-entraîneur du jeune slovène.  A son premier entraînement, ils l’ont envoyé jouer avec les plus grands au bout de 15 minutes.

Vient l’heure où les portes des grands clubs l’appellent suite à une performance monstrueuse qu’il réalise à l’âge de 11 ans seulement :  54 points, 11 rebonds et 10 passes décisives.

C’était juste impressionnant de le voir dérouler son basket, mais aussi de devoir maintenir l’esprit éveillé des autres petits sur le terrain qui étaient tous bouche bée, pendus à ses lèvres et à ses gestes. Beaucoup de clubs avaient des doutes sur lui, des doutes que le Real Madrid ne doit pas regretter désormais. En même temps, si on jette un coup d’œil, qu’est-ce qu’il y’avait vraiment à perdre ? Jernej Smolnikar, autre entraîneur de Doncic durant sa jeunesse.

A cet instant-là Luka Doncic a dû faire face à une réalité foudroyante : devoir partir à Madrid, tout quitter y compris sa famille, dans un pays étranger, une ville étrangère.

Bien plus qu’être un joueur déjà talentueux au possible, Luka ravit tous ses coéquipiers, pour ses qualités humaines. Ses amis ont des souvenirs incroyables de Doncic et sa mère pointe encore du doigt l’image d’un garçon plein de vie comme on peut le percevoir sur le parquet :

Il adore ses amis, sortir avec eux, raconter des blagues. Il adore danser et chanter… Ce qui m’a toujours impressionné c’est cette maturité, je n’ai jamais eu à faire grand-chose il reste toujours les pieds sur terre.

Les pieds sur terre, vont sûrement mener ce jeune homme aux portes de la NBA, sans aucun doute même, reste à savoir quelle sera la prochaine porte. Quoiqu’il en soit, l’image d’un jeune garçon plein de vie, amoureux du ballon orange persistera éternellement.

Voir le reportage vidéo : 

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