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Découverte – Les bandwagons à ne pas rater !

« Ah ouais c’est un tueur ce joueur, je le suis depuis qu’il a 14 ans ». Ce mytho là, on l’a déjà tous sorti. On aimerait tellement connaître toutes les pépites de demain, avoir ce talent de visionnaire, qu’on en a parfois tendance à franchir la frontière avec la mauvaise foi. Rassurez-vous, Parlons Basket est là pour vous présenter tous les bons poulains sur lesquels miser. C’est parti pour le tour d’horizon des bandwagons sur lesquels grimper à toute vitesse…

Dejounte Murray : le diamant brut

A 21 ans à peine, Dejounte Murray n’a pas encore défrayé la chronique en NBA, et ce ne sont pas ses statistiques à 7 points, 5 rebonds et 3 passes qui vont vous affoler au premier regard. Pourtant, alors qu’il va boucler sa deuxième saison, le jeune joueur est armé pour devenir un grand. Doté d’un corps long et athlétique qui lui permet de souvent s’approcher voire dépasser les 10 rebonds, le gamin est d’abord un redoutable défenseur extérieur. Il ajoute à cette qualité une mentalité de vainqueur (c’est lui qui a secoué son équipe récemment), et une sérénité à la mène malgré sa jeunesse qui n’est pas sans rappeler un certain Tony Parker, d’ailleurs relégué au banc de touche au profit de Dejounte. Désormais starter et avec un temps de jeu bien plus conséquent, « DJ » peut se targuer d’avoir réussi quelques matchs référence. Il y a quelques jours, il compilait par exemple 13 points, 9 rebonds, 5 passes, 4 interceptions et 3 contres. Le seul autre joueur de l’histoire des Spurs à avoir au moins ces chiffres dans chaque catégorie sur un match ? David Robinson. Evidemment, Murray est encore un diamant à polir, et ses carences au shoot notamment devront être réglées. Pour autant, avec l’un des meilleurs coachs de l’histoire pour le couver et un mentor comme TP pour le faire progresser, Dejounte pourrait bien s’affirmer dans les années à venir comme l’un des meilleurs meneurs en NBA.

Mac McClung : The Next White Hope

On quitte provisoirement la NBA pour aller faire un tour en high school, et se rendre en Virgine du côté de Gate City. C’est dans cette bourgade de 2000 habitants que joue l’une des sensations de demain : Mac McClung. Derrière ce nom à faire pâlir un orthophoniste se cache un joueur de 18 ans qui affole la planète high school tant par ses stats que par son physique et ses dunks. Pour le jeune homme, les matchs à 30 ou 40 points sont légion, à tel point qu’il a chipé le record du plus de points sur une saison de high school à un certain… Kobe Bryant.

Fort de cette dynamique et de la sensation qu’il crée dans sa région, le meneur des Blue Devils a signé pour Georgetown l’an prochain, où il évoluera sous les ordres de Patrick Ewing. Il faudra suivre sa progression et se préparer à voir d’autres actions épatantes. Remember the name.

Collin Sexton : « Young Bull » deviendra grand

Actuellement dans sa première année universitaire du côté d’Alabama, Collin Sexton est un peu plus connu que Mac McClung. Né en 1999, l’ancien Pebblebrook (où il a tourné à 28 points et 7 rebonds de moyenne) réussit une belle saison individuelle avec plus de 18 unités marquées à chaque match. De nombreuses franchises NBA lorgnent déjà sur celui qui avait été le héros improbable du match le plus fou de l’histoire en novembre dernier, lors duquel il avait passé la barre des 40 points alors même que son équipe a terminé la partie à 3 contre 5 ! Assurément, ce joueur complet aux skills offensifs incroyables est à surveiller. Et en plus il a la classe. N’hésitez pas.

Dennis Schröder : un des 3 meilleurs meneurs à l’Est

Jouer dans une équipe de pitres n’aide pas forcément à accéder à la renommée mondiale, et pourtant, à la lumière de ses matchs, on peut avancer que le meneur des Hawks est top 3 à l’Est à son poste. Déjà, tous les grands joueurs ont un signe distinctif. Jordan tirait la langue, Kobe mordillait son maillot, LeBron a sa calvitie, et Schröder a sa teinture blonde sur le devant. Si vous n’êtes toujours pas convaincus, il suffit de se pencher sur les stats pour comprendre le talent de l’Allemand. 19.4 points et 6.2 passes par match. 6 passes quand tes lieutenants et meilleurs attaquants s’appellent Taurean Prince ou Kent Bazemore, c’est un exploit. Avec de vrais joueurs autour, Schröder serait bien au dessus statistiquement. Et puis il parait que les grands joueurs se révèlent dans les grands matchs. Ca tombe bien, DS17 face à John Wall en Playoffs la saison passée c’est 24.7 points et 7.7 passes. Et son dernier match face à Stephen Curry ? 27 points et 9 passes. Tout est dit. Notez sur les highlights de ce match la facilité qu’il a à prendre son adversaire de vitesse et finir au panier. Quel flow.

LiAngelo Ball : un futur solide professionnel

Le cadet de la famille Ball est souvent le plus moqué. Il est connu pour avoir volé des lunettes Louis Vuitton en Chine, il est moins grand que ses frères et il est aussi moins élégant et à l’aise avec le ballon dans les mains. Les 3 points du milieu de terrain, très peu pour lui. Surtout, il est le dernier à avoir eu sa chaussure signature chez Big Baller Brand. Dans une famille où le bling bling et le flashy règnent en maitre, la discrétion et le côté académique de « Gelo » peuvent être un frein. Mais depuis son arrivée en Lituanie, LiAngelo prouve à tout le monde qu’il vaut bien plus que ce que l’on pense. Alors qu’il n’est même pas titulaire pour son équipe de Vytautas, qu’il ne parle pas la langue et qu’il a été jeté dans le grand bain directement, Ball tourne à 14.5 points par match. Ce qui le place 4ème meilleur marqueur de la ligue. Le tout en shootant à 45% et un hallucinant 44% à 3 points. Pour rappelle, il n’a que 19 ans et évolue contre des professionnels confirmés. Qu’on l’aime ou non, un shooteur d’une telle qualité aura toujours sa place en Europe. Et même si il ne devient pas une star en NBA, LiAngelo devrait rester sur les parquets un bon nombre d’années. Si si, vous verrez.

https://www.youtube.com/watch?v=YkePIcjRhIg&t=63s

Kelly Oubre : futur All-Star (et logo de la ligue)

Kelly Oubre est vu comme un simple role player dans une équipe solide à l’Est, les Washington Wizards. Mais il est en vérité bien plus que ça. Sur le terrain ses stats ont augmenté (il est passé de 6.3 points et 3.3 rebonds l’an passé à 11.9 points et 4.6 rebonds). Il est un monstre athlétique et ses compilations en high school montrent bien tout l’étendu de son talent. Mais comme le dit un proverbe bien connu dans le monde du sport « stats are for losers »… Ce qu’apporte Oubre Jr à Washington ne peut pas se quantifier. L’ailier amène de la classe et une image de marque à DC. Dans une équipe de « Bad Boys », Kelly Oubre est la caution gentleman, la garantie d’un équilibre dans le vestiaire. Et puis, le basket c’est bien sympa mais ca ne dure qu’un temps. En dehors du monde de la balle orange, Kelly Oubre Jr enchaine les fashion weeks où il trimballe son titre de joueur le mieux habillé du monde. Et un coup d’oeil au Instagram de madame (@makenamartine) vous prouvera une fois pour toute que le futur All Star gagne au jeu de la vie.

PS : Militons pour que cette photo devienne le logo de la ligue, non ? C’est bien plus classe qu’un joueur qui a perdu 8 finales NBA sur 9 jouées (on rigole Jerry).

Voilà, le tour d’horizon s’achève, et quand Mac McClung et Collin Sexton s’affronteront en finale NBA pendant que Dennis Schröder et Kelly Oubre roulent sur l’Est, que Dejounte Murray s’affirme comme le nouveau franchise player des Spurs et que LiAngelo enchaine les Euroleagues, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu. Allez, montez à bord des bandwagons du futur, vous nous remercierez plus tard…

D.D.G.K

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