Le 7 mai 1995, à l’occasion du Game 1 des demi-finales de conférence Est opposant New York aux Pacers, Reggie Miller crucifie la Big Apple dans les dernières secondes du match pour emmener son équipe vers la victoire. Flashback.

La cicatrice est toujours béante chez les fans des Knicks… Après avoir disposé aisément des Cavaliers au tour précédent sur le score de 3-1, New York se retrouve opposée aux Pacers en ce second tour des playoffs 1995. Une jolie confrontation avec d’un côté Patrick Ewing, Charles Oakley ou encore John Starks, et de l’autre Mark Jackson et la superstar Reggie Miller.

L’issue du premier match, le 7 mai 1995, semble très favorable pour les Knicks à 18 secondes du terme, menant alors de 6 points. La plupart des fans ont éteint leur télévision, le rendez-vous est déjà pris pour le match 2. La balle est cependant dans les mains de Mark Jackson sur le bord de la touche, qui trouve directement Reggie Miller à 3 points. Celui-ci rentre son catch & shoot, il reste 16,4 secondes à jouer, +3 New York.

Sur la remise en jeu, Anthony Mason tente de trouver son coéquipier Greg Anthony, qui est bousculé par derrière par Miller. Le ballon atterrit finalement dans les mains de ce dernier, qui retourne se situer derrière l’arc et déclenche un nouveau tir : swish, 105 partout. 6 points en un battement d’œil, le Garden est désemparé.

Sam Mitchell envoie par la suite à son grand désarroi John Starks aux lancers, qui manque ses deux tentatives ! Le rebond revient dans les mains de Patrick Ewing qui tente sa chance à son tour, sans succès. Reggie Miller récupère le raté, et subit à son tour une faute. L’arrière des Pacers ne tremble pas, et donne un avantage de deux points à son équipe. Il reste une dernière chance aux Knicks de s’imposer, que Greg Anthony gâche en chutant une nouvelle fois. Game : 107-105 Indiana.

A lire également : 7 mai 1989, Michael Jordan plante son célèbre « The Shot » sur Cleveland

Le désormais « Knick Killer » livre aujourd’hui une explication des plus rationnelles à cette performance exceptionnelle, et met surtout l’accent sur le passage sur la ligne de John Starks lorsqu’il est appelé à évoquer cette rencontre.

Vous savez comme les gens emploient parfois l’expression « les dieux du basket » ? Cette victoire là est l’oeuvre des dieux du basket.

Si vous le faisiez jouer dans un match encore aujourd’hui, il ne manquerait pas deux lancers francs.

Cette rencontre marque officiellement le début de la rivalité entre le Madison Square Garden et Reggie Miller, auteur de 31 points sur l’ensemble du match dont 8 en 9 secondes dans le money time. Grandement touchés par cette défaite, les Knicks s’inclinèrent finalement au match 7 de cette série.

Mais aussi : 30 avril 1992, Shawn Kemp pose l’un des dunks les plus violents de l’histoire