Avec le Game 6 et un 6e titre de champion éventuel en jeu, tout le monde dans le Delta Center, y compris les coachs et les joueurs du Jazz, savaient que le ballon allaient revenir dans ses mains. Et c’est bien Michael Jordan qui est chargé de s’occuper de la dernière possession du match, après avoir volé la balle dans les mains de Karl Malone. Et comme le dit si bien l’adage, la suite appartient à l’histoire…

Ces Finales 1998 sont des plus serrées jusqu’à ce fameux game 6 : pas un seul match n’est remporté par plus de 5 points d’écart, excepté le fameux Game 3 conclu sur le score de 96-54 en faveur des Bulls. Ces derniers mènent la série 3-2 face à Utah à l’approche du match 6, qui prend place à Salt Lake City le 14 juin 1998. Les coéquipiers de Michael Jordan peuvent donc acquérir ce soir là leur 6e titre en 8 ans. Excusez du peu.

Cependant, l’équipe du Jazz souhaite bien contraindre les hommes de Phil Jackson à disputer un match 7 chez eux, et conserver toutes ses chances de remporter un titre de champion qui lui échappe depuis toujours. Elle débute ainsi vaillamment la rencontre, et mène de 4 points à la mi-temps grâce à un grand Karl Malone. Pour ne rien arranger côté Chicago, Scottie Pippen, déjà diminué à cause d’une blessure au dos, aggrave celle-ci dès la première action de la rencontre sur un dunk et ne disputera ainsi que 26 minutes au total, avec un apport grandement limité.

Les Bulls doivent donc s’en remettre, une fois de plus, à Michael Jordan. MJ va inscrire 45 points en tentant sur l’ensemble du match 35 tirs, un total d’autant plus impressionnant quand on s’aperçoit que son équipe n’en prendra que 67 ! Alors que le Jazz mène toujours de 5 points à l’entame du dernier quart, His Airness inscrit 16 points dans cette dernière période, dont les deux certainement les plus importants de son immense carrière.

Ce Game 6 s’est en partie résumé à un duel Jordan / Malone (DAR Sports)

Jordan est d’abord l’auteur d’un layup avec moins de 40 secondes à jouer, et ramène Chicago à 1 point de son adversaire. Pour rendre le scénario de sa sortie avec les Bulls – il ne l’avait pas encore annoncé à cet instant – encore plus incroyable, c’est lui qui va se charger de la défense de l’autre coté du terrain, en chipant le ballon des mains de Karl Malone sur une prise à deux bien sentie.

Il reste 20 secondes à His Airness pour offrir l’avantage et le titre à son équipe, et s’offrir une sortie de légende pour son dernier match sous le maillot de Chicago. Et le Jazz, à cette occasion, a appris que c’est lors des instants où l’enjeu est le plus grand et où il y a le plus de pression que Jordan devenait le plus inarrêtable. L’arrière part donc en drive avec 10 secondes sur l’horloge, se stoppe, fait chuter son adversaire direct Bryon Russell (grâce à une jolie poussette) et s’élève.

Les Jordan 14 rétro « Last Shot », portées par Michael ce soir là (Bshop Basketball)

Swish.

87-86, 5.2 secondes à jouer, « CHICAGO WITH THE LEAD ». À sa voix, Bob Costas, le commentateur de ce match pour NBC, semble avoir bien compris qu’un sixième titre se profilait pour les Bulls. Son instinct ne s’y trompera pas, puisque John Stockton manquera un dernier shoot décisif à 3 points qui scelle le sort de ces Finales.

Les Bulls peuvent célébrer leur victoire, soulever leur sixième trophée Larry O’Brien, et Jordan remporter son sixième titre de MVP des Finales. Il annoncera quelques mois plus tard sa retraite, la deuxième de sa carrière, qu’on aurait peut-être souhaité définitive. D’ailleurs, il n’est jamais revenu après, si ?

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