NBA – Les 6 grandes injustices du Hall of Fame

0

Cette nuit, la promotion 2018 de Jason Kidd, Steve Nash, Grant Hill et Ray Allen, pour ne citer qu’eux, va être officiellement intronisée au temple de la renommée du basket. L’occasion de s’attarder 6 joueurs snobés qui, inexplicablement ou presque, ne font toujours pas partis du Hall of Fame.

1. Chris Webber

Chris Webber Kings

Pour beaucoup, il est le premier nom qui vient à l’esprit quand on pense aux injustices du Hall of Fame. 5 fois All-Star, 5 fois cité dans des All-NBA Teams, le rookie de l’année 1994 (dont le numéro a été retiré par les Kings) pourrait très largement prétendre à une intronisation bien méritée. Pourtant, celle-ci se fait attendre encore et toujours. La faute, peut-être, au scandale qui avait touché C-Webb durant son époque dans les Fab Five de l’Université du Michigan en NCAA. Quoiqu’il en soit, l’ailier fort et ses très solides moyennes de 20.7 points et 9.8 rebonds en carrière méritent l’honneur du Hall of Fame. Espérons que l’erreur soit rapidement réparée.

2. Stephon Marbury

Stephon Marbury sous le maillot des Knicks.

Stephon Marbury est lui aussi un des grands oubliés. Avant de s’expatrier en Chine et d’empiler les titres CBA, Starbury était un des joueurs les plus influents de la NBA. Avec plus de 16.000 points en carrière, deux sélections All-Star et une palette de moves qui a fait suer l’ensemble de la ligue, l’impact de Marbury sur la ligue est indiscutable. Tout n’a pas toujours été simple sur et en dehors du terrain pour l’ancien meneur des Knicks, mais son flow, son talent et son impact sur la culture populaire devraient lui garantir une place bien méritée aux côtés des plus grands.

3. Kevin Johnson

Trop souvent oublié par l’histoire, KJ est une légende à part entière des Suns, qui ont accroché depuis longtemps son numéro 7 au plafond. Sous le maillot de Phoenix, le meneur a amassé 3 sélections All-Star, 5 nominations dans des équipes All-NBA, et des moyennes en carrière de 18 points et 9 passes. En plus de ça, l’homme est un ambassadeur idéal pour la ligue et pour le basket : après sa carrière, il s’est lancé avec succès dans une carrière d’homme politique, qui l’a vu devenir maire de Sacramento. Le Hall of Fame, ça semble juste une étape logique dans la vie de KJ.

A lire également : Le classement des joueurs NBA à leur sortie du lycée

4. Shawn Kemp

S’il a joué pour 4 franchises, l’imaginaire collectif se souvient de Shawn Kemp lors de ses vertes années à Seattle. Son duo avec Gary Payton faisait alors des merveilles, et le mastodonte des Sonics enchainait les tomars qui terrorisaient la ligue. Le « prime » de la carrière de Kemp a été relativement court, mais il en a profité pour marquer la ligue de son empreinte avec 6 sélections au All-Star Game et 3 nominations consécutives dans la All-NBA 2nd Team entre 1994 et 1996. Sa fin de carrière a été ternie par de nombreux problèmes extra-sportifs, mais il serait injuste que ces incidents lui volent son intronisation au Hall of Fame. Dennis Rodman, qui a lui eu droit à cet honneur en dépit de sa vie agitée, peut en témoigner.

5. Glen Rice

Malheureusement un peu oublié par l’histoire, Glen Rice présente un CV qui mériterait d’être considéré pour cet honneur suprême. 3 fois All-Star, 2 fois All-NBA, MVP du All-Star Game 1997 et champion avec les Lakers en 2000 après une année à 16 points par match, Rice figurait parmi l’élite des snipers de la ligue. Ses 18.000 pions en carrière et son excellence au tir extérieur pourraient bien en faire un candidat méritant au Hall of Fame.

6. Tim Hardaway

Le papa Hardaway toujours pas intronisé au Hall of Fame, on ne va pas se mentir, c’est quand même sacrément malheureux. Membre éminent des Warriors old school avec ses acolytes Mitch Ritchmond et Chris Mullin, 5 fois All-Star, 5 fois All-NBA Teams dont une fois dans la First en 1997, Tim Hardaway présente des moyennes en carrière de 17.7 points et 8.2 offrandes par match. Sur les terrains, absolument rien ne fait barrage à une intronisation au Hall of Fame. Seul son dérapage il y a 10 ans dans un talk show, lorsqu’il avait affirmé « détester les personnes homosexuelles », pourrait lui barrer la route, et cela malgré son engagement sans faille pour la cause par la suite. C’est du moins la seule explication rationnelle quand on regarde la carrière de l’ancien de Golden State.

D’autres joueurs auraient pu figurer dans cette liste qui est évidemment non-exhaustive (Sam Cassell, Allan Houston, Jerry Stackhouse…). Espérons en tous cas que ces 6 joueurs figurent tout ou tard dans le temple de la renommée. Ils le méritent.

Mais aussi : Le pire choix de draft de chaque franchise depuis 10 ans

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.