Présent lors du LNB Media Day, Parlons Basket a eu la chance de s’entretenir avec l’arrière de Cholet, Killian Hayes. Après une première saison limitée à 9 matchs (9.1 minutes de moyenne), le Franco-américain est revenu sur sa préparation, ses objectifs personnels et collectifs, ainsi que sur son statut d’espoir du basket français.


Parlons Basket : Tu es passé pro à Cholet depuis quelques mois maintenant, comment s’est passée ton adaptation ?

C’est toujours un peu le même processus que l’année dernière. Là je commence à m’habituer un peu avec la prépa, même si là j’ai eu quelques pépins. Mais je serais prêt pour le premier match.

PB : Tu as la double-nationalité franco-américaine, tu es passé pro très tôt, est-ce que tu as envisagé à un moment donné de faire de la fac, aux États-Unis ?

Bien sûr. Au début, c’était mon rêve d’aller à la fac, à Kentucky. Mais mon père et quelqu’un qui me conseille m’ont dit que rester en Europe, ça allait me permettre d’avoir plus de hype en Europe, et que ce serait mieux pour aller en NBA ensuite.

PB : Pour le côté pro aussi, peut-être ?

Oui, aussi intégrer le groupe pro. Et puis j’ai un style de jeu un peu américain. Aux États-Unis, tout le monde à ce style de jeu, donc ici je me démarque.


PB : D’ailleurs ton père a fait une fac aux États-Unis, Penn State, est-ce que ça t’as inspiré un petit peu ?

Oui bien sûr. Pas la même fac que lui mais pour l’atmosphère qu’il y a. On voit les games, c’est dans des grandes salles, les fans tout ça, c’est impressionnant.

PB : Tes objectifs persos avec Cholet, cette saison, ça va être quoi ?

Déjà l’objectif collectif c’est d’être dans les 8, pour les playoffs, la Leader’s Cup et surtout se maintenir en Jeep Élite. Après, moi personnellement c’est toujours de m’améliorer, montrer à l’équipe et aux scouts que je me suis amélioré, sur quoi je travaille, et aussi tout ce qui est meilleur jeune, les récompenses comme ça.

PB : On a une génération dorée dans le basket français, avec Frank (Ntilikina), Sekou (Doumboya) et toi. Est-ce que tu penses que cette génération elle peut surpasser ses aînés ?

On va tout faire pour, on va tous se donner au max pour avoir nos objectifs. Du coup, oui, j’espère.


PB : Et le fait d’être un gros espoir du basket français, d’être considéré comme l’avenir du sport en France, ça te met une grosse pression, ou au contraire ça te motive ?

Ça me motive parce que je reste concentré sur mon objectif à moi. Je ne me fixe que sur ça, et je ne penserais à tout ça qu’après, quand j’aurais atteint mes objectifs.

PB : Est-ce que tu as un modèle dans le basket, que ce soit en France ou aux États-Unis ? Un joueur que tu regardes particulièrement ?

J’en ai plusieurs dont j’essaye de regarder le jeu, pour voir comment eux ils marchent. Mais je n’ai pas qu’un seul modèle.

PB : Pour finir, comment s’est passée ta préparation d’avant-saison ? Est-ce que tu te sens bien physiquement ?

J’ai très bien commencé, j’étais en forme, et je me suis fait deux petites blessures bêtes, parce que j’ai glissé ou que j’ai mal atterri. Ça m’a empêché de faire tous les matchs de présaison. Du coup, je reviens demain, et je serais prêt pour le match de samedi.

Merci à Killian Hayes pour sa disponibilité. On souhaite à l’arrière et à Cholet la meilleure saison possible. Les hommes de Régis Boissié débuteront leur campagne ce samedi, avec la réception de Strasbourg.

(Propos recueillis par Dorian Eridan)

À lire également : L’interview de Benjamin Sene lors du LNB Media Day