Après deux saisons du côté de Chalon, Jérémy Nzeulie a débarqué à la SIG Strasbourg. Sous les ordres de Vincent Collet, le franco-camerounais de 27 ans va tenter de décrocher un nouveau titre de champion de France. Présent au Media Day à quelques jours du lancement de la nouvelle saison de Jeep Elite, il a répondu à quelques unes de nos questions. 

Parlons Basket : Comment s’est passé ton arrivée à Strasbourg au niveau de l’intégration et de l’adaptation ?

Pour l’instant tout s’est très bien passé. Je m’entends très bien avec tous mes coéquipiers parce que je connaissais déjà la plupart. De plus, la ville est très sympa. Tout va très bien pour l’instant.

PB : Ils t’en ont pas trop voulu par rapport à ce fameux buzzer beater (ndlr : lors du match 3 des Finales 2017) ?

Dans l’équipe actuelle, il y a aucun joueur qui était de l’équipe à laquelle j’ai mis le buzzer donc ça va, il y a pas eu de problème à ce niveau. Bien sûr, j’entends toujours parler de ce fameux tir, mais ça va, je ne sens pas de rancoeur. Pour l’instant j’ai été très, très bien accueilli.

PB : Sur le plan collectif, l’ambition sera forcément le titre. Mais sur le plan personnel, est-ce que tu t’es fixé des objectifs particuliers ?

J’aimerais vraiment passer un cap dans mon jeu. J’aimerais épurer mon jeu et augmenter mon Q.I. basket afin de faire des meilleurs choix. Progresser à ce niveau-là, ce sont vraiment mes gros objectifs cette année.


PB : Tu as été le meilleur scoreur français du championnat l’année dernière, c’est aussi un objectif de garder ce titre ?

Non, pas vraiment. Je suis vraiment dans un projet collectif, ce qui m’intéresse c’est qu’on gagne. J’essaierai de faire ce qui peut aider l’équipe. Si c’est marquer des points, j’en marquerais. Si c’est défendre, je défendrais. Le titre de meilleur scoreur, c’est bien. Je l’ai eu une fois, c’est cool, mais c’est pas du tout un objectif.

PB : Est-ce que tu as eu des garanties de la part de Vincent Collet en terme de temps de jeu ou au niveau de ton rôle dans l’équipe ?

Des garanties, non, c’est un grand mot. Mais en tous cas, lui il m’a dit que j’avais été signé pour évoluer en tant qu’arrière titulaire, donc maintenant à moi d’être assez performant pour lui montrer qu’il a fait le bon choix et affirmer mes minutes.

PB : Tu vas avoir l’occasion d’être champion pour la troisième fois avec trois équipes différentes. C’est quand même exceptionnel quand on y pense, non ?

Si on réussit à le faire, ce serait incroyable. On va vraiment commencer à dire que je suis un homme de titres. Donc j’aimerais vraiment qu’on le fasse, mais pour l’instant on en est encore loin, on sait tous que la vérité du mois de septembre n’est pas celle du mois de juin. On va être patients, on va continuer de travailler. Après, c’est sûr qu’on a une équipe très intéressante. Moi, je pense qu’on peut aller au bout. Mais entre ce qu’on pense et ce qu’on fait… Ce sont deux choses différentes.

 

(Propos recueillis par Dorian Eridan)

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A propos de l'auteur

Un jour, on m'a dit : "Jordan c'est du caviar et Kobe c'est du foie gras". Je suis d'accord, mais je préfère le foie gras ! Que de l'amour pour la NBA même si c'est toujours les Warriors qui gagnent à la fin.