Présent lors du LNB Media Day, Parlons Basket a eu la chance de s’entretenir avec le meneur de Pau-Lacq-Orthez, Yannick Bokolo. Pour sa 16eme saison LNB, le Français est revenu sur l’équipe de France, la nouvelle génération, Tony Parker et l’état du basket en France.


Parlons Basket : Après toutes ces années dans le basket, toutes les choses que tu as traversé, qu’est-ce qui te garde encore motivé pour continuer à jouer ?

Tant que je peux courir et rivaliser contre les jeunes qui courent, ça me permet aussi de donner de l’expérience, tout en l’appliquant. J’ai appris à aimer le basket, parce qu’à la base je n’étais pas du tout basket, ça m’est venu en cours de route. Tant que j’ai l’envie, je vais continuer à jouer.

PB : L’équipe de France se bat en ce moment pour sa place en Coupe du Monde, j’imagine que tu les suis un peu, je ne sais pas si tu regardes les matchs, mais qu’est-ce que ça t’inspire ? J’imagine que c’est spécial pour toi qui a un tel passif en équipe de France de les voir jouer comme ça.

Moi ça m’a plus fait un choc au moment où il y a eu le gros changement, qu’il n’y avait plus Tony (Parker), tout ça. J’avais l’impression que ce n’était même plus l’équipe de France, ça a changé. Mais je suis leur premier supporter et j’ai envie qu’ils aillent très loin. Pour moi c’est important avec la nouvelle formule, que la France montre que c’est une nation de qualité, de basket, qu’il y a des choses à faire, un minimum à donner. Je suis leur premier supporter.

PB : Il y a une nouvelle génération dorée, on voit Killian (Hayes), on voit Sekou (Doumbouya), il y aussi Frank (Ntilikina) et plein d’autres. Qu’est-ce que tu penses de cette génération et est-ce que tu penses qu’elle peut surpasser la votre ?

Oui, je pense, parce qu’ils ont ce côté plus libéré, en tout cas individuellement. Mais après on sait que ça se passe sur plein d’autres choses, plein d’autres détails. J’espère qu’ils auront la chance de faire une équipe comme Tony a su la faire avec Boris (Diaw), Flo (Piétrus) et tout ça. C’est qu’ils étaient soudés à un moment donné. Je ne voudrais pas m’avancer là-dessus mais je pense qu’ils ont beaucoup, beaucoup de talent, c’est ce qu’on voit maintenant. Pourvu qu’ils sachent réunir ce talent pour faire quelque chose.


PB : Tu as parlé de Tony tout à l’heure, quand il est parti, ça a fait un choc à tout le monde. Récemment il a quitté les Spurs, qu’est-ce que ça t’a fait ?

Pareil. C’était même pire que l’équipe de France. L’équipe de France on savait à un moment donné que ça allait s’arrêter. Mais là les Spurs c’est… pfiou. Je l’ai même pas vu dans l’autre maillot, je sais même pas si je suis allé regarder, ça m’a déboussolé. Pour moi, c’était un Spur à vie.

PB : Il y a beaucoup de jeunes meneurs dans la nouvelle génération, est-ce qu’il y en a un en particulier qui attire ton attention ? Où tu te dis « C’est peut-être lui le futur meneur de l’équipe de France » ?

Killian (Hayes), il est pas mal. Pas mal du tout. Au niveau du talent, bon il y a encore plein de choses à bosser, mais il a déjà beaucoup de choses acquises, donc tout le reste, ce sera entre guillemets plus facile à obtenir.


PB : Et sinon, qu’est-ce que tu penses de l’état de santé du basket en France ? Ça fait longtemps que tu es là, tu as vu l’évolution de ce sport, la manière dont il a évolué dans les médias, la manière dont il est traité, qu’est-ce que tu penses aujourd’hui du basket en France ?

Il y a deux visages, et ça dépend de quel point de vue on se place. Personnellement je veux toujours plus pour mon sport, c’est normal. Je pense qu’il y a toujours mieux à faire, mais pour moi la LNB, tout ce qui est fait dans le basket en général, je trouve que c’est très bien par rapport à la situation actuelle. C’est difficile de se démarquer avec le foot à côté, le rugby qui monte aussi, et je trouve qu’il y a beaucoup de boulot qui est fait pour que le basket soit vu. Après c’est vrai que le basket est aussi différent, donc forcément on le vend de manière différente aussi. Je me dis toujours que s’ils avaient fait les mêmes stratégies d’aujourd’hui avec le basket d’hier, je pense qu’on serait beaucoup plus haut.

PB : Pour finir, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour cette saison ?

Champion de France !

PB : Et sur le plan personnel ?

Moi, que je continue à prendre du plaisir. Que je puisse rivaliser à chaque matchs avec les adversaires et prendre du plaisir en attaque comme en défense.

Merci à Yannick Bokolo pour sa disponibilité. On souhaite au meneur et à toute l’équipe de Pau-Lacq-Orthez la meilleure saison possible. Les hommes de Laurent Vila débuteront leur saison ce samedi, sur le parquet de Bourg-en-Bresse.

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