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NBA – Humiliés, les Spurs signent un record de médiocrité de l’ère Popovich

NBA Gregg Popovich dévasté
(DR)

Rien ne va plus à San Antonio. Pulvérisés de 39 points par Minnesota cette nuit (128-89), les Texans affichent d’inquiétantes limites, défensives notamment. Alors que de plus en plus de fans suggèrent déjà le tanking, Gregg Popovich patiente.

La plupart d’entre nous n’a connu San Antonio que sous un seul jour en NBA : celui de la victoire. Il fut en effet un temps où, pendant 20 saisons, les Spurs battaient de glorieux records, comme celui de la plus longue série de participations en playoffs, ou du plus grand nombre de campagnes successives à plus de 50 victoires. Un temps où une saison avec un bilan négatif était tout simplement inenvisageable. Sachez-le, ce temps est révolu. Avec 10 victoires pour 11 défaites pour entamer la campagne, San Antonio est bien loin de ses standards d’excellence. Et rien ne semble s’arranger.

Quelques jours après avoir dû lutter jusqu’au bout pour battre les modestes Bulls, les Texans ont subi les foudres de Minnesota. L’écart final de 39 points est la 3ème plus grosse défaite jamais subie par Popovich à la tête des Spurs. Durant le match, les Spurs, toujours aussi léthargiques en défense, se sont même retrouvés menés de 48 points. Jamais une équipe de San Antonio coachée par Gregg Popovich (en place depuis 1996) n’a connu pire écart.

Face aux médias après la partie, le patron des silver and black était d’humeur maussade. Mais le vieux renard qu’il est refuse de dramatiser :

« Il faut être patient, bien sûr. Être patient, et en même temps exiger. Ne pas être trop euphoriques après les victoires, et pas trop abattus après les défaites »

Après ce match lors duquel c’est Jakob Poeltl qui a fini meilleur marqueur des Spurs avec 14 unités, des questions se posent forcément sur les objectifs des Spurs cette saison. S’accrocher pour viser les playoffs à tout prix en ayant la quasi-garantie d’une sortie prématurée ? Reconstruire ? Tanker ?

Dans une période si incertaine et si nouvelle pour la franchise, toutes les options sont envisageables. Ce qui est certain, en revanche, c’est que l’ère du Big Three et des 50 victoires assurées chaque saison parait incroyablement loin. Il faudra s’y faire.

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