C’est fait, le CSKA Moscou est le grand vainqueur de l’édition 2018-2019 de l’Euroleague. Le dernier titre européen des russes datait de 2016.

Anadolu Efes Istanbul 83 – 91 CSKA Moscou

(20-29/22-15/20-24/21-23)
Fernando Buesa Arena de Vitoria

Pour avoir un beau champion, il faut souvent un adversaire digne de ce nom. Ainsi, il faudra reconnaitre le mérite de l’Anadolu Efes Istanbul et de ses joueurs. Dans un jour sans – probablement à cause de l’enjeu et de l’inexpérience à ce niveau – les hommes d’Ergin Ataman ont passé une soirée compliquée sur le plan comptable avec seulement 37.% de réussite à 2 points et 36.7% à 3 points. C’est faible pour une finale et ça l’est encore plus lorsque l’on connait le basket proposé par les stambouliotes depuis le début de la saison. Le maigre 80 d’évaluation collective fait mal et certains joueurs n’étaient pas à leur niveau, à l’image de Vasilije Micic (1 d’évaluation, 2/9 à 3 points). Pourtant, cette équipe n’a jamais rien lâché et a longtemps caressé du doigt l’espoir de repasser devant.

Shane Larkin y a laissé toute son énergie et un peu de sang, mais ses 29 points, 1 rebond, 2 passes, 1 interception pour 24 d’évaluation ne suffisent pas face à l’ogre moscovite. A l’instar de Micic, Adrien Moerman a lui aussi connu un trou dans cette finale. L’ancien limougeaud fini avec seulement 2 points, 3 rebonds, 1 interception, 1 contre et 6 d’évaluation. Krunoslav Simon a bien essayé en sortie de banc (15 points, 10 rebonds), lui qui a connu une demi-finale catastrophique (-4 d’évaluation) et Bryant Dunston a joué son rôle de capitaine (13 points, 10 rebonds, 2 passes), sans succès.

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En face, le CSKA Moscou, deuxième effectif le plus expérimenté du Final Four, n’avait qu’un seul but : remporter cette Euroleague. Quatrièmes la saison passée, les hommes de Dimitris Itoudis étaient en mission. Naturellement peu expressif sur un terrain, Nando De Colo n’a jamais laissé l’émotion l’envahir durant 40 minutes et remporte une deuxième couronne européenne. Froid, l’ancien choletais a fait du De Colo dans le texte : 15 points en ne ratant qu’un seul tir (à 3 points), 4 rebonds, 4 passes pour 20 d’évaluation afin d’épauler à la perfection Cory Higgins (20 points, 3 rebonds, 2 passes, 23 d’éval) et Will Clyburn (20 points, 5 rebonds, 2 passes, 19 d’éval).


Derrière ce trio magique, les soldats du CSKA ont fait le travail l’ombre à l’image de Nikita Kurbanov (7 points, 5 rebonds, 3 passes, 2 interceptions), Kyle Hines (9 points, 5 rebonds, 2 passe, 1 contre) ou Daniel Hackett (7 points, 3 rebonds, 5 passes), précieux en défense. Collectivement, Moscou ne pouvait pas rêver meilleur soirée. Avec 14 missiles à 3 points sur 22 tentatives, les nouveaux champions d’Europe affiche 63.6% de réussite et établissent un record dans une finale Euroleague depuis le début du siècle. Un contraste énorme par rapport aux vaincus du soir (36.7%).

Clap de fin sur cette belle saison d’Euroleague. Le CSKA Moscou renoue avec le succès et l’on retiendra l’image forte d’un Dimitris Itoudis en pleurs alor qu’il n’était pas certain de rediriger cette équipe après la claque de l’an passé. Pourtant, il est revenu plus déterminé que jamais et offre un huitième trophée au club, le deuxième de notre français, Nando De Colo, en carrière.

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