Joueur de génie à l’éthique de travail discutable, Charles Barkley n’aura jamais réussi à gagner une bague. Pour son ancien coéquipier Jayson Williams, l’hygiène de vie catastrophique du joueur était mauvaise non seulement pour lui, mais aussi pour les autres.

Retiré des parquets depuis bientôt décennie et connu par les plus jeunes comme un véritable bout-en-train sur le plateau d’Inside The NBA, Charles Barkley n’en a pas moins été un joueur d’exception. En 16 ans et 3 franchises (Philadelphie, Phoenix et Houston), Chuck n’aura atteint les Finales qu’une fois, et gagné aucune bague.

Si le talent pur du bonhomme est indéniable, sa mentalité a bien souvent été mise en question. Michael Jordan, grand ami de Barkley avant de se brouiller avec il y a quelques années, ne se privait d’ailleurs jamais de le moquer pour sa fainéantise et son incapacité à se consacrer pleinement au basket.


Débarqué dans la ligue en 1990, Jayson Williams a été coéquipier de Chuck jusqu’à son départ pour Phoenix en 1992. Le temps d’en tirer une conclusion : il n’y a pas pire exemple pour un rookie que Charles Barkley.

Charles Barkley était ultra-costaud, mais il ne soulevait jamais de fonte. Et laissez-moi vous dire un truc, vous saviez qu’il n’allait pas gagner de titre. Il était la pire personne avec qui jouer pour un rookie parce que vous arriviez, et vous preniez toutes ses mauvaises habitudes. Vous sortiez toute la nuit, et après vous ne compreniez pas pourquoi vous étiez mauvais pendant le match.

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Williams se souvient plus précisément des errances (pour ne pas dire du je-m’en-foutisme) de Barkley durant les entraînements :

Quand Charles venait à l’entraînement, il ne s’entraînait pas. Je n’oublierai jamais cette histoire. Mon deuxième jour [avec les Sixers], on est à l’entraînement et on fait des sprints. Barkley arrive avec 5 minutes de retard. Il rentre avec un énorme sac McDonald’s, et il va s’asseoir sur le vélo d’exercice. Et il est comme un physicien, à faire ses affaires. Je me dis : « Qu’est-ce qu’il fout ? »

Il prend les œufs, les pancakes, la saucisse, le sirop d’érable, le beurre, les enroule, met encore du sirop par dessus, et le beurre dégouline de partout. Je me disais qu’il allait avoir du mal à manger ça puis venir s’entraîner avec nous, mais il n’est pas venu ! Il a mangé ça assis sur le vélo, à pédaler à un kilomètre heure en criant : « Bande d’enfoirés ! Courez ! Putains de feignasses ! »


Une anecdote évidemment assez accablante pour Barkley, surtout quand on sait que bon nombre des plus grands joueurs de l’histoire ont été des bourreaux de travail, ce qui leur a permis d’accéder à l’échelon suprême.

Tout ça n’est finalement pas surprenant, puisqu’il y a quelques jours, on vous parlait déjà de l’hallucinante habitude alimentaire de Charles Barkley lorsqu’il était à l’université.

Grand joueur mais pas assez focalisé sur sa tâche au quotidien, Charles Barkley fait partie de ces stars qui n’ont jamais atteint le Graal. De quoi, sans mauvais jeu de mots, nourrir des regrets.

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