NBA – Comment des équipes truquaient les matchs face aux Bulls de Jordan

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Ultra-dominants dans les années 1990, les Bulls ont donné du fil à retordre à leurs adversaires. Au point de leur donner des idées saugrenues pour influer sur le match…

Vous connaissez l’histoire : la décennie 1990 est à tout jamais celle des Bulls de Chicago, qui ont raflé 6 titres et n’ont laissé que des miettes à la concurrence sur cette période. Et même avant d’accéder au trône, les hommes de l’Illinois en ont fait baver durant les années 1980, et les Pistons peuvent en témoigner.

Face à l’extra-terrestre Michael Jordan et sa clique, énormément d’équipes se sont cassées les dents. Certains joueurs, comme John Stockton, Karl Malone ou encore Charlse Barkley, ont même payé cette domination au prix fort en voyant leur CV à jamais entaché d’une absence de bague.

Que faire alors pour arrêter les Bulls ? Il y a les solutions tactiques, et il y a les solutions un peu plus louches. Dans son fameux livre The Jordan Rules, Sam Smith évoque une technique assez dingue chez certains adversaires : influer sur la pression du ballon.

Phil Jackson teste toujours la pression des ballons du match avant le début de la partie. Comme un soir à Miami lors de la saison 1989-90. Ce soir-là, les balles étaient bien loin du poids requis entre 3.4 et 3.8 kilogrammes. Une coïncidence ? Très improbable. Avec un ballon plus léger, les joueurs ne peuvent pas dribbler aussi vite et le jeu se ralentit. C’est ce que voulait une équipe moins talentueuse comme Miami face aux Bulls. Jackson a fait gonfler les ballons et le Heat s’est fait démolir.

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Pas fou, Phil Jackson avait un œil sur tout, et notamment donc cette fameuse pression des ballons. Smith rajoute d’ailleurs dans son livre que d’autres équipes tentaient la stratégie inverse :

Ça marche aussi dans l’autre sens. Jackson a surpris les Lakers en train d’essayer de faire passer des ballons de près de 7 kilos. Pourquoi ? Magic Johnson aime dribbler haut, et une balle plus gonflée donne des rebonds plus longs qui permettent aux Lakers d’enclencher les contre-attaques qu’ils adorent.

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Des révélations assez stupéfiantes qui donnent un tout nouveau sens au fameux concept d’avantage du terrain. Force est de constater que tout ça n’a cependant pas vraiment fonctionné, et il aurait fallu plus que quelques fourberies pour arrêter la marche frénétique de Michael Jordan et de ses Bulls vers la gloire.

Certains verront une pratique déloyale, d’autres une simple technique maline qui méritait d’être tentée. Quoiqu’il en soit, Phil Jackson veillait au grain. A raison.

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