NBA – L’énorme saison de Michael Jordan à près de 40 ans

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Les fans oublient généralement les saisons de Michael Jordan passées à Washington lors de son second retour. Pourtant, il a réalisé une première campagne exceptionnelle pour son âge avec les Wizards.

Ce n’est pas quelque chose que l’on aime ressortir chez les fans des Bulls et plus particulièrement de Michael Jordan. En 1998, His Airness marque un dernier shoot décisif et symbolique face au Jazz qui offre aux Bulls leur 6ème titre et leur deuxième three-peat. Il annonce sa deuxième retraite suite à cela et tout le monde se dit qu’il ne pouvait pas y avoir une meilleure fin que celle-là.

Pourtant, MJ revient une troisième fois en NBA à 38 ans en 2001. Il signe aux Washington Wizards et y restera 2 ans avant de prendre sa 3ème et dernière retraite. Ces deux années se révèlent « correctes » en terme de statistiques pour Jordan, qui atteignait des sommets du temps de la domination des Bulls. Mais du point de vue des Wizards et de son âge, elles étaient bien plus que correctes, frôlant l’exceptionnel.

Pendant la saison 2001/2002, Michael Jordan ne joue que 60 matchs en raison de plusieurs blessures et notamment d’une déchirure du ménisque qui met fin à sa saison. Mais ces 60 matchs représentent beaucoup pour les Wizards. D’abord sur le plan défensif, l’équipe avait la deuxième pire défense de la ligue avant que le n°23 n’arrive en renfort. Ils se sont métamorphosés et sont devenus la 6ème meilleure.

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Pour ce qui est des stats, le Jordan extraterrestre que tout le monde a certes régressé, mais ses chiffres restent inhumains pour un joueur qui avait plus de 39 ans lors de la fin de la campagne. MJ a en effet tourné à presque 23 points par match, 5.7 rebonds, 5.2 passes et 1.4 interception. Il était le leader de l’équipe dans chacune de ces catégories, exceptés les rebonds.

Malgré son âge avancé et ses stats en baisse par rapport à ce qu’il produisait chez les Bulls, il ne fallait pas enterrer MJ aussi facilement. Mike était encore tout à fait capable de planter plus de 50 pions sur la tête des Hornets à 38 ans ! Sans oublier, l’année suivante, le cauchemar qu’il fera vivre au Hall of Famer Grant Hill, en l’envoyant non pas sur le banc, mais aux vestiaires.

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Tant qu’il était sur le parquet, Jordan donnait de la force et de la motivation à ses coéquipiers. Il possédait encore quelques restes des miracles qu’il produisait dans les années 1990. Il a maintenu les Wizards dans la course aux playoffs jusqu’à sa blessure au genou, qui a mis fin aux espoirs. L’équipe a terminé avec 34 victoires, soit 15 de plus que la saison précédente. Mais c’était insuffisant pour retrouver les playoffs.

Alors qu’on le pensait cramé lors de son retour et qu’on continue à souvent le penser aujourd’hui, Jordan possédait encore de nombreuses ressources pour redresser les Wizards. De telles statistiques et un tel impact à 38 puis 39 ans ? Unique dans l’histoire. A son image.

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