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NBA – Drogue, drames, meurtre : La draft 1986, la cuvée la plus maudite de l’histoire

Draft 1986
Yard Barker

Certaines cuvées de draft restent dans les mémoires pour la qualité des joueurs qui en sont issues. Pour d’autres cuvées, les raisons de nos souvenirs sont un petit peu moins réjouissantes. C’est le cas de la draft 1986. Focus sur cette cuvée maudite.

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1. Les victimes de la drogue

Len Bias

L’histoire de Len Bias n’est plus à présenter. Sa mort est probablement le drame le plus marquant de l’histoire NBA. Drafté en deuxième position de la draft 1986 par les Celtics le 17 juin, il décède 2 jours plus tard. Retrouvez l’article consacré à cette tragique histoire en cliquant ici.

Chris Washburn

Sélectionné en 3ème position par les Warriors, un pick après Bias, Chris Washburn a détruit sa carrière à cause des drogues. Après 2 saisons dérisoires avec les Warriors et une chez les Hawks, Washburn, pris dans le tourbillon de la dépendance, est banni de la ligue à vie après un troisième échec fatal au contrôle anti-drogues.

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William Bedford

6ème choix, sélectionné par Phoenix, le pivot William Bedford a joué 6 petites saison dans la ligue, bataillant constamment ses addictions. Il a purgé une peine de 7 ans de prison entre 2004 et 2011 à cause des drogues.

Roy Tarpley

Décéde en janvier 2015, Tarpley était le 7ème choix de cette draft. Sélectionné par les Mavericks, il jouera 5 bonnes saisons sous le maillot de Dallas avant d’être banni de la ligue pour usage de cocaïne.

2. Les drames

Drazen Petrovic

Destin tragique pour le prodige croate. Drafté en 60ème position par les Blazers, il ne les rejoindra que 3 ans plus tard en 1989. Après 2 saisons dans l’Oregon, il rejoint les Nets, avec lesquels il deviendra une star, et celui qui n’avait pas peur d’affronter la Dream Team. Le 7 juin 1993, Petrovic décède des suites d’un accident de voiture sur une autoroute allemande en direction de Munich. À seulement 28 ans, Mozart, comme il était surnommé, n’est plus.

Kevin Duckworth

Sélectionné en 33ème position, il jouera 11 saisons en NBA pour des statistiques honnêtes : 11.8 points / 5.8 rebonds / 0.9 passe en 684 matches de saison régulière. En août 2008, il décède d’une crise cardiaque.

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Don Redden

Choisi au 3ème tour de la draft, en 64ème position par les Nuggets, il est coupé 4 mois plus tard en octobre. Redden n’aura jamais joué en NBA. En mars 1988, à 24 ans, il décède d’une cardiomyopathie idiopathique.

Baskerville Holmes

Sélectionné au 3ème tour avec le 68ème choix par les Bucks, il ne jouera jamais en NBA. C’est en Europe, précisément en Finlande, en Espagne et en Suède qu’il fera carrière. En mars 1997, il tue sa petite amie avec une arme à feu. Plus tard dans la journée, il se donnera la mort.

3. Les « underachievers »

Pour expliquer rapidement pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ce terme, il s’agit de joueurs dont on attendait plus lors du début de leur carrière. Ils ne sont pas des busts, loin de là, mais ils ont déçu par rapport à ce que leur position à la draft laissait supposer. En somme, ils ont performé, mais pas suffisamment pour faire une bonne carrière.

Kenny Walker

Drafté par les Knicks en 5ème position, Walker jouera 5 saisons à New York. Rattrapé par les blessures, il quitte la NBA en 1991 et rejoint l’Espagne. Une carrière passée inaperçue.

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Brad Sellers

Choisi par les Bulls en 9ème position, Sellers joue 4 saisons en NBA jusqu’en 1990. À partir de là, il va vagabonder, passant notamment quelques années en Pro A. Il termine sa carrière en 1999 à Hyères-Toulon.

Johnny Dawkins

Sélectionné par les Spurs en 10ème position, Dawkins réalise une carrière honnête, bien que plutôt courte. Il joue 9 saisons, 3 chez les Spurs, 5 chez les 76ers et une dernière à Detroit, pour des stats timides : 11,1 points, 5,5 passes décisives et 2,5 rebonds de moyenne. Il se reconvertit en 1998 en coach NCAA. Membre du staff de Duke jusqu’en 2008, il enchaine ensuite en devant head coach des Cardinales de Stanford, puis de l’université de UCF en 2016.

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Brad Daugherty

Pour finir, le premier choix de la draft 1986, Brad Daugherty. Très bon joueur durant ses 8 années de carrière sous le maillot des Cavaliers, il peut peut-être paraitre un peu injuste de la placer dans cette catégorie, mais nous prenons le risque.

Sa situation est à nuancer de celles des autres dans cette catégorie. Quintuple All-Star avec les Cavs, élu dans la All-NBA Third Team en 1992, il est un des meilleurs joueurs de l’histoire des Cavaliers. Son numéro 43 fût même retiré en mars 1997.

Si le pivot se retrouve dans cette catégorie, c’est malgré lui. La faute aux blessures. La carrière de Brad Daugherty ne se résumera qu’à 8 saisons, avant qu’une hernie discale ne l’oblige à se retirer, à seulement 28 ans. Si il avait été épargné par les blessures, personne ne sait à quel point le pivot aurait pu devenir un très grand joueur.

Découvrir aussi : Quelles sont les meilleures classes de draft de l’histoire ?

La draft 1986 semble donc placée sous le signe de la malédiction. Entre drogues, accidents, drames ou déceptions sportives, beaucoup de joueurs issus de cette draft n’ont pas tous connu un destin de superstar de la NBA. La vie peut se montrer cruelle.

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