NBA – Défendre Michael Jordan, ça se vit comment ? John Starks raconte l’enfer

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Défendre Michael Jordan. Trois mots qui font frémir. Arrière des Knicks durant leur rivalité avec les Bulls dans les années 90, le rugeux John Starks sait de quoi il parle. Instructif.

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Les plus anciens d’entre vous s’en souviennent : les affrontements entre Chicago et New York dans les années 90 étaient tout sauf une partie de plaisir. Basket East Coast, défense rugeuse, faute flagrante au besoin, bagarres… Il fallait avoir le cœur bien accroché pour pénétrer sur le parquet du Chicago Stadium ou du Madison Square Garden.

Outre la célèbre embrouille entre Michael Jordan et Xavier McDaniel, on se souvient aussi des playoffs 1996, quand un MJ frustré avait commis une rare faute flagrante sur un certain arrière des Knicks :

Cet arrière, c’est John Starks. Une fois All-Star, scoreur inspiré dans ses bons jours et surtout poil à gratter en défense, le chouchou du Garden a livré de nombreuses batailles contre His Airness. Un souvenir qui sort du lot ? Sûrement le fameux dunk de 1993, l’un des plus célèbres de l’histoire des Knicks :

Bien sûr, l’histoire en atteste, Michael Jordan et ses Bulls ont souvent fini par prendre le dessus, pour ne pas dire toujours, mais Starks aura rendu la vie dure à son ennemi. Et le moins qu’on puisse dire, c’est ce qu’il ne tarit pas d’éloges sur Jojo :

C’est sûrement le joueur le plus intelligent en termes de basket contre lequel j’ai jamais joué. Au niveau des fondamentaux, il était probablement la superstar la plus au point que j’ai affronté, et quand vous ajoutez son côté athlétique et le mentalité qu’il avait, le jeu paraît simple.

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En 2017, c’est dans les colonnes de The Player’s Tribune que Starks expliquait son approche pour défendre le phénomène MJ. Et c’est assez fascinant :

Le truc avec Michael, c’est qu’il n’allait pas courir autour d’écrans comme un Reggie Miller. Il prenait juste la balle et se mettait face à vous. Il était l’un des seuls gars de la ligue qui n’avaient aucune faiblesse dans leur jeu. Tu récupérais le scouting report, et ça disait, en gros : « Bonne chance ». La seule petite faiblesse que j’ai remarquée est qu’il n’était pas un grand shooteur à trois points. Il pouvait les mettre quand il fallait, cela dit, et il s’est amélioré au fil des années.

Je n’exagère pas tant que ça quand je dis qu’il pouvait sauter hors du gymnase. Et il avait ces grosses mains qui pouvaient attraper le ballon. Il pouvait se créer de l’espace pour lui-même. Il était spécial. Quand Mike était sur le terrain, il essayait de tuer ton esprit. Il prenait tout personnellement, et jouait comme s’il avait toujours tout à prouver à tout le monde. Il était comme ça, peu importe si c’était moi ou quelqu’un d’autre sur lui. Il pouvait briser ton âme.

Après avoir défendu Jordan, je peux dire que j’ai joué contre le plus grand. Et même si j’ai souvent échoué, je peux vivre avec ça.

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