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NBA – Une journaliste voit un facteur racial dans le départ d’Anthony Davis de NOLA

Anthony Davis sous le maillot des Pelicans
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Alors que Anthony Davis retourne ce soir à la Nouvelle-Orléans pour la première fois depuis son transfert, la journaliste ESPN Ramona Shelburne est revenue sur le départ tant décrié de l’intérieur.

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La demande de transfert d’Anthony Davis était le feuilleton de la saison l’an dernier. Dès le mois de janvier, l’intérieur secoue la planète NBA : il veut quitter les Pelicans, pour rejoindre de préférence les Lakers. Si son départ ne sera acté qu’à la fin de saison, en juin, il sera au centre de longs mois de rumeurs, entre Boston, New York et donc Los Angeles.

Certes, AD a obtenu gain de cause au final, mais le chemin fut sinueux. Proche dans un premier temps de rejoindre la cité des anges à la trade deadline, il se heurte alors à la réticence de la propriétaire des Pelicans, qui boycotte tout bonnement les Lakers. Finalement, c’est l’arrivée de David Griffin à la tête de la franchise de la Big Easy qui débloquera la situation.

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Pour Ramona Shelburne, journaliste réputée de ESPN, le départ aussi turbulent de AD peut s’expliquer par un facteur racial. Elle développait son point dans un épisode du Mason and Ireland Podcast.

Je crois qu’il y a une composante raciale dans cette histoire. Le fait qu’un agent noir dise à une équipe de transférer AD car il n’allait pas rester à la Nouvelle-Orléans n’est pas très bien passé. Surtout avec, je ne veux pas dire cette « fan base », mais… C’est le Sud, quoi.

Et je pense que quand les choses dégénèrent émotionnellement comme ça, ce n’est pas seulement par rapport aux mouvements effectués. Aaron Mitz (un agent blanc, ndlr) a fait la même demande avec Paul George et ce n’était pas le même vacarme.

La journaliste fait bien évidemment allusion à Rich Paul, l’agent de Anthony Davis. Elle pense que le fait qu’un agent afro-américain, très influent dans le monde de la NBA, tente de convaincre une équipe de transférer Anthony Davis n’a pas été grandement apprécié. Particulièrement, donc, dans un Etat du Sud et au lourd passif, la Louisiane.

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Voilà une déclaration intéressante. Sans rentrer dans une analyse géo-politique détaillée, il est quand même important de comprendre le contexte historique d’un pays comme les Etats-Unis. Historiquement, les états du Sud ont toujours été considérés comme étant, disons, moins ouverts d’esprit que le reste du pays. Notamment sur les questions raciales. Mais cette fissure interne n’est pas née hier.

En effet, au 19ème siècle, et durant les siècles antérieurs, les états du Sud du pays étaient favorables à l’esclavage. C’est dans ce contexte que s’est déroulée la Guerre de Sécession, qui avait pris fin en 1865 avec à la lé une victoire du Nord et l’abolition de l’esclavage. Mais près de 150 ans plus tard, les séquelles de ce conflit sont encore bien présentes dans les mentalités des Etats du Sud.

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Les raisons du bruit qui a entouré le transfert de Anthony Davis ne seraient donc pas uniquement liées à l’aspect sportif selon Ramona Shelburne. D’après elle, l’affaire a dépassé le cadre du basket, et des points de vues liés à la race, au sens anglo-saxon du terme, ont alors influencé le jugement de certains observateurs.

Quoi qu’il en soit, Anthony Davis va devoir s’attendre à un retour turbulent ce soir. Les fans des Pelicans ne vont pas lui faire de cadeaux, et les sifflets devraient l’accompagner tout au long du match.

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Désormais aux Lakers, Anthony Davis a quelque peu égratigné son image en quittant la Nouvelle-Orléans. Une période mouvementée pour le joueur, mais qui est désormais derrière lui.

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