NBA – La technique WTF du coach des Hornets pour calmer ses joueurs

James Borrego et ses Hornets

Quand un groupe est en train de perdre le contrôle d’un match, comment un coach peut réussir à stopper l’hémorragie ? Pour James Borrego, la technique est très originale. Il fallait y penser.

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Vainqueurs des Mavericks après prolongation la nuit dernière, les Hornets ont bataillé pour remporter la rencontre. Ils menaient de 13 points à la mi-temps, avant d’être à leur tour menés de 12 points durant le quatrième quart-temps, puis 6 points durant la prolongation. Mais ils sont restés solides, ils n’ont pas craqué, et ils l’ont emporté. La clé du match pour les Hornets ? Aussi fou que ça puisse paraître, il s’agit… d’une chanson, chantée par leur coach, James Borrego.

Alors que ses joueurs étaient menés de 6 points à deux minutes de la fin du temps réglementaire, il prend un temps-mort pour remettre de l’ordre. La chanson Dont’ Stop Believin, du groupe américain Journey, est alors lancée dans l’American Airlines Arena de Dallas. Pour détendre ses troupes, complètement crispées par la fin de match, Borrego se met alors à chanter. Et ça a fonctionné !

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Pour les plus curieux, il s’agit de ce son.

Au micro de Roderick Boone de The Athletic, Devonte’ Graham est revenu sur ce moment étrange, entre l’amusement et la confusion.

Ça m’a déstabilisé. Il a commencé à parler de cette chanson, je ne savais pas de quoi il parlait. C’était à la fois drôle et confus.

Meme son de cloche chez PJ Washington, pris de court puis agréablement surpris par l’efficacité de cette surprenante technique.

Il est venu au milieu du rassemblement et il a commencé à demander à tout le monde si on connaissait cette chanson et il a commencé à chanter. On s’est dit : « Euh, on est menés de 6 points à 2 minutes de la fin là. Mais c’était marrant. Ça a détendu l’atmosphère et on est retournés sur le parquet et on a continué à se battre ».

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Lui aussi un peu circonspect au premier abord, Terry Rozier III a vite compris que son coach cherchait simplement un moyen de calmer ses troupes pour repartir de plus belle.

Je pense que ça nous a tous un peu déstabilisés. Mais je suis certain qu’il a fait ça pour nous pousser à la révolte. Nous étions menés, il a demandé un temps-mort. Il a senti qu’on perdait le contrôle donc c’était une rigolade qui nous a fait du bien. C’était fou, je n’avais jamais vu ça. C’était amusant.

Bravo à Borrego, qui a réussi à tirer le maximum de son groupe avec une simple chanson. Un coach n’est pas seulement quelqu’un qui ordonne des systèmes. Il est aussi celui qui doit gérer ses troupes et leurs émotions. Et le tacticien des Hornets s’en est admirablement bien sorti.

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Humble, il donnait tout le crédit à ses joueurs.

Je pense que c’est notre résilience. Le fait que l’on puisse traverser différents stades et toujours répondre. Je donne beaucoup de crédit à ce groupe. De mener rapidement au score, de jouer avec force, énergie, puis de perdre cette avance, comment répond-t-on ? C’est tout ce dont on a parlé durant ce temps-mort. Comment va-t-on répondre ? En montrant notre résilience et ce qu’ils ont fait.

Il se permettait même une petite note d’humour pour conclure.

J’adore cette chanson. Je pense que je vais la mettre à notre prochain entrainement.

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Si des coachs amateurs nous lisent, prenez donc exemple sur James Borrego. Pas besoin de dessiner un système, pas besoin de crier. Contentez vous de chanter, et le tour est joué.

Buzz Charlotte Hornets NBA 24/24

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