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NBA – Quand LeBron laissait un drôle d’adversaire rentrer dans sa tête

bataille pour le ballon entre paul george et lebron james
Bleacher Report

Chaque joueur a un adversaire contre lequel il peine à performer. LeBron James ne déroge pas à la règle. Retour en détails sur le profil de ce garçon qui a tant gêné King James.

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La période du Big Three à Miami était-elle une réussite ? Cette question, récemment posée par Zach Lowe, qui était invité du podcast de Dan Le Batard, mérite réflexion. Avec du recul, si on fait les comptes, on note : 4 finales consécutives, mais 2 perdues. La première face à une équipe improbable des Mavericks, emmenée par un Dirk Nowitzki sur un nuage, l’autre face à une équipe des Spurs animée par un désir de revanche, qui avait totalement atomisé le Heat en 5 manches.

Du côté des deux victoires, nous avons une série remportée haut la main face à une très jeune équipe inexpérimentée du Thunder, et une autre, bien plus légendaire, mais qui repose sur un tir hallucinant d’un Ray Allen héroïque. Globalement, on peut s’accorder pour affirmer que le bilan est, dans l’ensemble, mitigé.

Au-delà des affrontements en finales, penchons-nous également sur les adversaires du Heat dans leur propre conférence. En 2012, la franchise est proche de l’élimination face aux Celtics. On peut également parler des Bulls de 2011, qui avaient très brièvement fait douter le Heat. Mais le plus gros concurrent de la franchise durant cette période, le groupe qui a vraiment eu une vraie chance de faire tomber Miami, fut bel et bien les Pacers.

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Emmenée par un jeune Paul George, par un solide George Hill et par un duo d’intérieurs ultra physique composé de David West et Roy Hibbert, cette équipe a fait douter LeBron James et le Heat. En 2013, lors des finales de conférence, il faut 7 matchs pour départager le gagnant, qui sera Miami. L’année suivante, au même stade de la complétion, il faut 6 matchs. Rarement, pour ne pas dire jamais, une équipe avait causé autant de problèmes à LBJ avant les finales NBA.

Et un joueur précisément l’a fait cauchemarder. Et ce n’est pas celui auquel vous pensez. Il s’agissait de Roy Hibbert. Tour de contrôle de la franchise d’Indianapolis, ultra solide et oppressante en défense durant ces années, le pivot gênait le Heat, et particulièrement les drives de l’ancien numéro 6. En 2013, Henry Abbott, journaliste de ESPN, écrivait d’ailleurs à ce propos. Il disait : « Sur le terrain, LeBron James et Roy Hibbert sont mutuellement obsédés par la présence de l’autre. Quand LeBron a la balle, Hibbert ignore parfois son propre matchup pour se concentrer sur LeBron. Et ce n’est pas nouveau. Il fait ça car il sait que LeBron déteste attaquer face à lui. »

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À l’époque, LBJ faisait mine d’être absolument insensible à la présence de l’immense pivot sur le parquet.

Je ne peux pas dire si j’étais surpris ou pas. Je n’étais pas vraiment inquiet quant à la présence ou pas de Hibbert sur le parquet.

J’étais en mode attaque quand il était sur le parquet, et j’étais en mode attaque quand il ne l’étais pas.

Pas dupe, Abbott n’en croyait pas un mot. Mais pourquoi une telle difficulté face à Hibbert alors LeBron James a prouvé qu’il était capable de dunker sur absolument n’importe qui ? Allez savoir. Face à l’ancien pivot des Pacers, c’était quelque chose de différent d’après le journaliste. Sa seule présence suffisait à embêter le joueur du Heat. Quand il drivait et que Hibbert se trouvait sur son chemin, LBJ lâchait la balle, cherchant un coéquipier pour une passe décisive… quand il ne commettait pas une faute flagrante.

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Une fois, en pleine série face aux Pacers, des membres du Heat surprennent le King au gymnase en train de tenter des nouveaux moves afin de remédier au problème. Leur réaction :

Tu vas vraiment inventer une nouvelle partie de ton jeu pour cet épouvantail ?

Pour prouver son point, Abbott avançait une stat assez incroyable : sur une période qui comprend les playoffs 2012, la saison régulière 2012-2013, et le Game 1 des finales de conférence 2013, LeBron avait tenté 210 tirs face aux Pacers, pour 106 inscrits. Et parmi ces 106 paniers réussis, seuls… 4 d’entre eux était survenus lorsque Hibbert était l’adversaire direct du Chosen One !

Si la taille du géant des Pacers expliquait en partie les difficultés du premier choix de la draft 2003, le reste de la réponse demeurait totalement inconnue. Sans qu’on puisse vraiment l’expliquer, King James a eu des difficultés à affronter Roy Hibbert. Peut-être plus que n’importe quel autre joueur dans sa carrière. Comme quoi, la vie est faite de surprises.

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Difficile à croire, mais c’est bel et bien qui a donné du fil à retordre à LeBron James durant ses années à Miami. Pas le plus talentueux, le pivot des Pacers avait pourtant réussi à entrer dans l’esprit de LBJ. Et rien que ça, c’est un sacré accomplissement.

LeBron James Miami Heat NBA 24/24 NBA Flashback

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