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NBA – Comment évaluer une performance individuelle grâce aux stats avancées ?

D’Angelo Russell sous les couleurs des Minnesota Timberwolves
Newsbreak (DR)

La ligne de statistique classique (points, rebonds et passes décisives, à laquelle on adjoint volontiers les contres ou les interceptions) semble avoir été depuis toujours notre référence. Mais plus récemment, les fans se sont familiarisés avec l’évaluation, ou éval : ce score que l’on peut voir affiché à la fin de certains tableaux, permettant d’avoir une idée de grandeur de la performance des joueurs. Mais qui sait ce que cela représente vraiment ?

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Notre partenaire Viziball, qui manipule chaque jour les statistiques avancées, nous fait un focus sur les différentes manières d’évaluer la performance d’un joueur lors d’un match.

En réalité, il existe plusieurs méthodes de calcul. Ici nous allons expliquer les trois principales, à savoir :

  • Le Game Score
  • Le PIE
  • Le PER. 

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Pour toutes ces méthodes, le principe général est le même : cumuler les différentes stats classiques dans une formule, pour tout faire tenir dans une valeur facile à comprendre. 

Game Score : un seul score pour toutes les lignes de stats

Afin de calculer le Game Score, on prend toutes les stats classiques, on les coefficiente et on les mélange. On additionne les stats qui apportent quelque chose de positif à l’équipe : points, rebonds, assists, contres, interceptions et on soustrait les stats qui desservent l’équipe : fautes, balles perdues et shoots manqués.

Ce qui veut dire que le score peut être négatif, dans le cas où le joueur n’a pas produit suffisamment de faits de match positifs pour passer au dessus de zéro.

Qui a le meilleur Game Score depuis le début de saison ? La réponse dans cette section du site Viziball.

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PIE Player Impact Estimate, ou comment mesurer l’impact du joueur

Le principe est le même que pour le Game Score, sauf qu’on ajoute un mécanisme qui va permettre de contextualiser la performance en fonction des autres joueurs présents sur le terrain. 

Explications : comme précédemment, on transforme toutes les stats classique en une valeur qui correspond à la performance d’un joueur. Sauf qu’en plus, on fait la même chose, mais cette fois-ci avec les statistiques générales, non pas d’une équipe, mais des 2 équipes. Ce qui nous donne une deuxième valeur avancée, mais cette fois-ci, il s’agit d’une valeur générale, qui sera la référence pour ce match en question.

À partir de là, il ne reste plus qu’à diviser la valeur individuelle de chaque joueur, par la valeur globale du match. Ce qui va nous donner un ratio : le pourcentage de faits de matchs auquel le joueur a pris part, soit son impact sur le match.

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Pourquoi ce ratio est-il plus intéressant ? Parce qu’il nous donne une information supplémentaire, à savoir : que vaut la performance du joueur, comparée à celle des autres ce soir-là ? Est-ce qu’il est mieux de marquer 25 points dans un match à 100 points ou 30 dans un match à 150 ? 

De ce fait, avec ce mécanisme, toutes les notes communiquent. Chaque action positive faite par un joueur, va faire diminuer un peu la note de tous les autres. Ainsi, une ligne de stat identique sur deux matchs différents, ne donnera pas nécessairement la même mesure d’impact, et réciproquement, deux mesures d’impact identiques, ne proviendraient pas forcément de lignes de stats équivalentes.

Qui a eu le meilleur impact depuis le début de saison ? La réponse dans cette section du site Viziball.

PER (Player Efficiency Rating) : la mesure d’efficacité par minute

Cette stat propose également de standardiser, mais de façon encore plus ambitieuse.

D’abord, elle contextualise en fonction des statistiques de l’équipe. Puis, elle normalise en fonction de la ligue. Oui, vous avez bien lu, il existe une mesure générale du PER de la ligue à un instant t. Pourquoi ? Cela permet de comparer avec plus de cohérence les joueurs à travers l’histoire.

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Enfin, cette statistique est rapportée à la minute. Ce qui va avoir pour effet de mettre sur le même tableau les joueurs à fort temps de jeu, avec les joueurs à faible temps de jeu. Mais ne nous y trompons pas, ce sont les plus grands qui sont au sommet de ce tableau (et oui, c’est bien sa majesté le leader historique sur cette stat, suivi par LeBron, Anthony Davis, puis Shaq).

Enfin, il est bon de rappeler que malgré ce que ces formules nous apportent, il y a tout de même quelques défauts, qui font dire aux détracteurs des statistiques avancées que l’on ne doit pas juger un joueur uniquement en fonction des statistiques qu’il produit. En effet, il existe bien d’autres façon de peser sur un match. Comme par exemple, faire des écrans, gêner un shoot ou bien entrer dans la tête de son adversaire : des faits de jeu que ces statistiques avancées ne prennent pas en compte, c’est indéniable.

C’est pour cela que nous aurons toujours besoin de nos regards avisés pour analyser les rencontres et performances. Cependant, si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter le glossaire des statistiques sur Viziball.

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