NBA – Michael Jordan évoque son leadership tyrannique chez les Bulls

Michael Jordan sous le maillot des Bulls
(DR)

Michael Jordan n’était pas un enfant de coeur. Être son coéquipier n’était pas chose simple et les entraînements pouvaient rapidement devenir cauchemardesques si l’arrière n’était pas satisfait. Mais être aimé ou pas, Jordan n’en avait pas grand chose à faire.

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À part peut-être Kobe Bryant et Larry Bird, aucun joueur dans l’histoire n’a été un compétiteur plus féroce que Michael Jordan. L’arrière des Bulls, qui a remporté 6 bagues, était obnubilé par la victoire, qui était la seule chose qui comptait pour lui.

Et cette obsession, Jordan s’assurait que tous ses coéquipiers la comprennent. Certains étaient sur la même longueur d’ondes, d’autres bien moins. Dans tous les cas, une constante demeurait : l’insensibilité du joueur quant aux sentiments de ses coéquipiers.

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Parmi Stacey King, Bill Cartwright et consorts, Toni Kukoc s’attirait par exemple les foudres de Sa Majesté. À l’instar de Kobe avec Dwight Howard des années plus tard, MJ était ulcéré que le joueur croate ne cherche pas à davantage travailler.

Avec Toni, certaines choses m’agaçaient. Il déteste utiliser sa main gauche. Mec, si j’avais identifié cette partie de mon jeu comme étant la plus faible, c’est quelque chose que j’aurais corrigé.

Alors Kukoc allait subir les remontrances de l’arrière sur sa main droite à absolument chaque entrainement. Jouer avec Jordan n’était pas un privilège, c’était un devoir. Le devoir de donner le maximum. Soit vous étiez à la hauteur de son exigence, soit vous ne l’étiez pas.

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Par cette mentalité jusqu’au boutiste, Jordan a mentalement brisé certains de ses propres coéquipiers. Mais ça, l’intéressé n’en avait strictement rien à faire : s’ils craquent mentalement, alors ils seront inutiles sur le terrain dans les moments chauds.

Je me foutais de les avoir brisés. Si c’était effectivement le cas, alors cela voulait dire qu’ils n’allaient pas pouvoir nous aider quand nous en aurions le plus besoin.

D’après Jud Buechler, actuellement assistant dans le staff des Knicks et membre des Bulls entre 1994 et 1998, certains joueurs étaient même transférés car ils ne pouvaient plus supporter scuds de Jordan.

Avant que je rejoigne Chicago, il y avait des histoires sur certains gars, des hauts draftés qui avaient joué avec lui.

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Et il les attaquait sans cesse durant les entraînements. À tel point que leur confiance était brisée, ils devaient être transférés. Les types étaient évacués car ils ne pouvaient plus tenir face aux critiques de Jordan.

Même refrain chez Steve Kerr, qui sait de quoi il parle puisqu’il a un jour reçu… un coup de poing de la part de Jordan.

Il y avait une sorte de peur face à lui, peur de ce qu’il allait dire. Il y avait tellement de tension, et de nombreux entrainements se terminaient avec des gars qui se disaient : « on doit s’éloigner de ce gars, il doit se calmer ».

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Jordan, d’une certaine manière, était un psychopathe. Obnubilé par la victoire et indifférent du bien-être de ses coéquipiers. Six titres en autant de finales jouées, ça ne se gagne pas en trainant des pieds.

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