Divers – Mani Love, le nain briseur de chevilles

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Si l’habit ne fait pas le moine, la taille ne fait pas le basketteur. Parce que le basket est un sport bien plus complexe que de simples considérations de carrure, des profils atypiques peuvent aussi devenir des stars. C’est le cas de Mani Love, le nain briseur de cheville.

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Ne vous fiez pas aux apparences, cela pourrait vous jouer des tours. Si Mani Love, de son vrai nom Jahmani Swanson, est atteint de nanisme et ne mesure que 1m35, une fois sur un terrain de basket, il est un grand joueur, et bon nombre d’arrogants l’ont appris à leurs dépends.

Âgé de 34 ans, ce New Yorkais d’origine n’a jamais laissé sa taille l’empêcher d’atteindre ses rêves. Et quand on grandit dans « la Mecque du basketball », le rêve ultime est de faire de la balle orange sa compagne, en devenant un professionnel. Chose faite aujourd’hui, puisqu’il est l’un des « streetballers » les plus connus au monde, et qu’il fait partie des Harlem Globe Trotters.

Mais le chemin du « Michael Jordan des personnes de petite taille » n’a pas été un long fleuve tranquille. Au lycée par exemple, Mani Love n’a jamais pu jouer au basket en compétition. Les coaches étaient clairs avec lui, pour jouer il faut grandir. Alors c’est dans la rue qu’il a fait ses classes. Et quoi de mieux que le bitume de la Grosse Pomme pour se faire la main.

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À New York, quand tu joues dans la rue, tu viens avec ton jeu pas ton nom. Quand je mets le pied sur le terrain, les gens se demandent ce que je fais là, ils pensent que je ne peux pas jouer.

Depuis toujours, on me traite de tous les noms « le nain », « Leprechaun », « grosse tête – petit corps »… Les gens veulent me bizuter, ils jouent dur. Mais je prouve à tout le monde qu’il ne faut pas se fier aux stéréotypes et juger les gens.

Je sais que tout le monde me regardait parce que je suis différent. Mais moi, je fixais tout le monde parce qu’ils se ressemblaient tous.

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En 2010, ses highlights ont fait le tour des État-Unis, jusqu’à atteindre la Californie et la Venice Beach League, le réel point de départ de sa carrière. L’appel de la gloire est trop fort, et le petit Mani se décide à quitter sa cote Est pour rejoindre le soleil, et côtoyer d’ancienne gloire NBA et NCAA, dans ce championnat mêlant professionnels et amateurs. La VBL, ça ne rigole plus, tant mieux, « Baby Jordan » n’était pas venu pour rire.

Fort de ses highlights en pagaille, Mani Love est aujourd’hui une véritable star du streetball. Figure emblématique des terrains de Los Angeles, il a su battre les probabilités, pourtant toutes contre lui. Faire le tour du monde pour jouer au basket quand on ne mesure qu’1m35, c’est ce qu’on appelle aller à l’encontre du destin.

Jahmani Swanson est un énième exemple que dans le sport, il n’existe pas de moule prédéfini. Lui a cru en son talent, et aujourd’hui, il peut vivre son rêve. Une réelle inspiration.

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