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Divers – Guy Oliver, le borgne à la détente surhumaine

Guy Oliver, le dunkeur borgne

Son nom ne vous dit sûrement rien, mais Guy Olivier est un joueur qui mérite d’être connu. Son histoire est aussi bouleversante que passionnante. Il est la preuve vivante qu’il faut persévérer coûte que coûte.

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Il y a des gens qui ont la chance de naître avec un talent héréditaire, et qui n’ont ensuite « qu’à » travailler d’arrache-pied pour atteindre leur potentiel et vivre leur rêve. On peut par exemple penser à Steph Curry dont le père n’est autre que le second meilleur marqueur de l’histoire des Hornets. Attention, cela n’enlève évidemment absolument rien à son mérite.

Puis il y a des gens qui doivent traverser des épreuves toutes plus douloureuses les unes que les autres. Ceux pour qui le voyage jusqu’au monde professionnel est semé d’embûches qui feraient rebrousser chemin aux plus vaillants. Guy Oliver est l’un des ces joueurs marqués par la vie.

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Dès sa naissance, les probabilités étaient contre lui. Car Guy Olivier n’est pas un athlète comme les autres. Il doit faire face à un handicap plus que gênant dans sa pratique du sport : il n’a qu’un œil fonctionnel.

Pire que son handicap physique, celui qui est aujourd’hui membre des Harlem Globe Trotters a dû faire face très jeune au pire traumatisme de sa vie : la mort de sa mère des suites d’un cancer, alors qu’il n’était qu’en 6ème. Cette même mère « qui ne ratait pas un match, qui était le plus grand de mes soutiens ». Et plutôt que de tourner le dos au sport, domaine dans lequel il venait de perdre son unique supporter, Oliver a décidé de poursuivre, et de jouer pour sa défunte maman.

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C’est dans un premier temps en athlétisme que le jumper fou a fait ses classes. Jumper fou ? Oui. La preuve :

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C’est pourtant aussi et surtout en football américain qu’il se distingue. Oliver n’aura finalement fait du basket que lors 2 de ses 4 années au lycée. C’est donc logiquement pour faire du saut en longueur que l’athlète s’engage à Indiana State pour y vivre une carrière NCAA.

Mais la encore, rien ne se passera comme prévu. À cause des blessures d’abord, l’empêchant de se rendre sur les compétitions. À cause des drames familiaux ensuite. Après de nouveaux décès, il doit retourner chez lui pour aider son père. Quitte à mettre de côtés ses rêves et ses ambitions. Et après une nouvelle tentative ratée à l’université pour faire décoller sa carrière, Guy Olivier est mis à la porte par ce même père qu’il a pourtant soutenu. Quand rien ne va…

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C’est ainsi qu’il atterrit en Californie, où il vivote de canapé en canapé. Fini l’athlétisme, fini le foot US, le basket est son seul objectif. Et un jour, il poste une vidéo sur les réseaux sociaux. Un dunk si impressionnant qu’il a fait le tour du monde. et qui lui a ouvert les portes du sport professionnel, son rêve d’enfance.

Aujourd’hui, Guy Oliver est un athlète de haut niveau. À tout juste 23 ans, il est un Harlem Globe Trotter, voyage dans le monde entier et est l’un des meilleurs dunkers du monde… du haut de son 1m78 ! En même temps, avoir une détente faramineuse de 127cm, ça aide. Il se frotte aussi régulièrement aux joueurs NBA sur les parquets de la Drew League, la plus célèbre ligue d’été au monde. Une chose est sûre, un tel monstre physique ne pouvait pas arrêter le sport. Regardez plutôt cette détente à peine croyable.

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Guy Oliver est coscient de la chance qu’il a d’avoir atteint ce niveau de performance et de renommée. Alors il tente de rendre à sa communauté en étant aujourd’hui ambassadeur d’une association qui lutte contre la sclérose en plaques, une grave maladie qui a touché sa vie, le jeune homme donne aussi du bonheur aux gamins par ses dunks. Un exemple.

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