NBA – Joël Ayayi, ou comment se déclarer à la draft… pour mieux revenir en NCAA

Le contingent français pour la Draft 2020 ne cesse de grandir. Après Théo Maledon, Killian Hayes, Killian Tillie et Yves Pons, c’est Joël Ayayi, l’arrière de Gonzaga, qui a décidé de se déclarer. Pourtant, son ambition première n’est pas de rejoindre la NBA, mais bien de retrouver la NCAA. Explications.

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Dans la famille Ayayi, le basketball est une religion. Valériane, la grande soeur, est triple championne de France, et triple vice-championne d’Europe avec les Bleues en 2013, 2017, et 2019. Joël, le petit frère, vit lui actuellement son rêve américain avec les Bulldogs de Gonzaga en NCAA, et il s’apprête a faire le grand saut vers la NBA.

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« Je me déclare pour la draft 2020, mais mon objectif n°1 est de revenir à Gonzaga. […] Il y a beaucoup d’incertitudes concernant la prochaine saison NCAA, et m’inscrire à la draft me donne plus de temps pour évaluer mes possibilités. Je n’engage pas d’agent, je vais travailler avec le coach Few, pour prendre la meilleure décision avant la date de retrait légal.  »

En règle générale, quand un joueur s’inscrit à la draft, c’est avec la ferme intention de rejoindre la plus grande ligue du monde qu’il le fait… Mais pour le Bordelais de 20 ans, c’est surtout un moyen de tester sa valeur auprès des franchises. Si sa progression a été fulgurante cette saison, elle ne suffira peut-être pas pour décrocher une place dans un roster. Du moins pas cette année.

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Après une première année sans jouer, une seconde à 1.7 point de moyenne, Ayayi a fait plus que noircir la feuille de stats cette saison. 10.6 points, 6.3 rebonds, 3.2 passes décisives, et un titre de meilleur joueur lors du tournoi de la Conférence West Coast, voilà qui a du attirer l’oeil des scouts. Si certains médias l’annoncent pour l’instant aux alentours de la 50ème place, il pourrait bien faire grimper sa cote en faisant forte impression aux dirigeants lors des entretiens pré-draft.

Et si personne ne l’estime prêt, il pourra toujours profiter de la nouvelle règle permettant aux prospects de se retirer de la draft sans perdre leur éligibilité universitaire pour revenir sur le campus de Spokane. Une aubaine pour l’enfant de l’INSEP, qui est devenu un titulaire indiscutable chez les Bulldogs en milieu de saison, et qui pourrait exploser à l’échelle nationale la saison prochaine.

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Fort rebondeur, efficace dans sa sélection de tirs, athlète complet, il doit juste évoluer de bon à très bon shooteur pour passer encore un palier. Le meilleur moyen de vous faire un avis sur le joueur, c’est de regarder ses highlights. Le potentiel est là.

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Au final, que ce soit cette année ou la suivante, Joël Ayayi a une place à l’échelon supérieur, c’est certain. A lui de ne pas rater le train, en lui souhaitant le meilleur !

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