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NBA – Les mystérieuses « Rodman Rules » qui n’ont jamais fonctionné

Dennis Rodman reçoit un coup de la part d’Anthony Mason dans un match opposant les Chicago Bulls aux Charlotte Hornets
LonzoWire (DR)

Tout le monde connait les Jordan Rules appliquées par les Pistons pour réduire l’influence de Michael Jordan. Mais en 1998, les Hornets ont, eux, choisi de mettre en place une tactique similaire sur… Dennis Rodman. L’expérience s’est rapidement transformée en échec cuisant.

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La dynastie des Bulls durant les années 1990 a profondément marqué l’histoire de la ligue, et doit principalement son existence à un homme : Michael Jordan. La légende de Chicago constituait le leader incontesté de la franchise et de la NBA toute entière à cette époque, et s’est placé comme la cause principale de cette hégémonie.

Néanmoins, l’influence des joueurs qui l’entouraient n’est pas à négliger pour autant. S’il attirait logiquement l’attention du public, des analystes et, plus encore, de ses adversaires, MJ pouvait compter sur un supporting cast de choix, notamment lors du deuxième Three Peat de son équipe. On pense bien évidemment à Scottie Pippen, mais aussi à Dennis Rodman.

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Arrivé dans l’Illinois dans l’interrogation générale, l’intérieur folklorique a pourtant su rapidement trouver sa place dans l’effectif chevronné des Bulls. Il a ainsi joué un rôle important dans la conquête des trois derniers titres de la franchise, comme le confirme l’ancien meneur de Chi-Town B.J. Armstrong, auprès de l’Associated Press.

La chose que j’ai toujours admiré chez Dennis, c’était qu’il était un joueur très, très intelligent, et si l’on allait au-delà de ses teintures de cheveux et de ses frasques, c’était vraiment un bon joueur de basket, fondamentalement parlant. Je dirais même qu’il aurait sûrement été très difficile pour les Bulls de gagner sans lui, parce que c’est difficile de gagner sans un intérieur capable d’apporter cet impact physique nécessaire pour remporter un titre. Et Dennis savait faire ça.

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Après son passage chez les Bulls, qui lui a permis de remporter ses 3 bagues de champion, Armstrong a évolué tour à tour aux Warriors, puis aux Hornets à partir de 1998. Cette année-là, Charlotte a eu l’occasion de croiser la route de Rodman et de Chicago en playoffs, et le coaching staff avait pour cette échéance mis en place une tactique bien particulière : les « Rodman Rules ».

On avait un assistant coach dans notre staff de l’époque qui s’appelait Paul Silas. Et Paul avait l’habitude de nous dire qu’on ne pouvait pas prévoir ce que Dennis allait faire. Il était bon à ce point. Vous ne pouviez pas le box out. Vous deviez le défendre en face-à-face. La raison pour laquelle il était un excellent rebondeur, c’était qu’il comprenait les tactiques offensives et les timings des shoots.

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Si ces fameuses « Rodman Rules » devaient certainement être bien plus complexes qu’une simple défense face-à-face sur la prise de rebond, Armstrong n’en dévoile pas plus. La seule chose que l’on peut aujourd’hui affirmer sur ces dernières, c’est qu’elles n’ont pas réellement eu l’efficacité escomptée. Au contraire.

The Worm a en effet terminé avec 88 rebonds au compteur, soit… 17.8 unités par match en moyenne. De quoi le voir largement dominer tout autre joueur dans ce domaine sur la série, et contribuer au succès des siens en cinq petits matchs. Les efforts de Paul Silas étaient certainement louables, mais n’ont pas suffi pour arrêter l’intraitable rebondeur qu’était Dennis Rodman.

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Même avec un plan de jeu spécifique visant à l’empêcher de régner sous les raquettes, Rodman se montrait toujours aussi imperturbable dans son compartiment de prédilection. Les Hornets l’ont appris à leurs dépens.

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