NBA – Le clash épique entre Scottie Pippen et Charles Barkley

Charles Barkley et Scottie Pippen chez les Rockets
(DR)

Quand deux grandes gueules comme Scottie Pippen et Charles Barkley se mettent à s’écharper dans la presse, une chose est sûre : ça va faire mal. La preuve en 1999, avec des punchlines cultes en rafale.

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A l’été 1998, Michael Jordan prend sa retraite et les Bulls explosent après 6 titres en 8 ans. Une question se pose alors : où Scottie Pippen va-t-il poursuivre sa carrière ? En quête de bagues supplémentaires, il signe à Houston pour former une superteam avec Charles Barkley et Hakeem Olajuwon.

Un problème se pose alors : l’âge. Pip a 33 ans, Sir Charles 35, The Dream 36. Et si l’équipe fait saliver sur le papier, c’est moins le cas sur les terrains, avec une élimination dès le premier tour des playoffs face aux Lakers.

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Outré par le manque de volonté de Barkley, Scottie Pippen demande immédiatement son trade à l’intersaison 1999, souhaitant rejoindre les Lakers. Pour le L.A Times, il lâche alors :

J’aurais probablement dû écouter Michael il y a un an quand il me disait que Charles ne gagnerait jamais un titre parce qu’il ne s’en donne pas la peine. C’est un gars très égoïste. Il ne démontre pas un désir de gagner. Voilà pourquoi je ne veux plus jouer avec lui.

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Ce commentaire plutôt incisif faisait suite à une demande d’excuse de Charles Barkley dans la presse nationale. Mais plutôt que de satisfaire la demande de Chuck, Scottie Pippen décide de porter le coup fatal :



Je ne m’excuserais pas envers Charles Barkley même sous la menace d’une arme. D’ailleurs, c’est plutôt lui qui me doit une excuse pour m’avoir fait venir jouer avec son gros cul.

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A la fin des années 1990, le MVP 1993 est en fin de carrière, et il se laisse en effet aller, empilant les kilos sur la balance. Mais plusieurs années plus tard, il se défendra dans son style caractéristique, sans filtre :

La seule année où j’étais gros c’était ma dernière saison à Houston, parce qu’ils m’avaient promis un contrat de 12 millions. Quand je me suis pointé, il n’était plus que de 8. J’ai dit : « Ils sont passés où les autres 4 millions ? » Ils m’ont dit : « On a décidé de les garder ». J’ai dit ok.

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En roue libre, Barkley finira par une saison sans relief avant de raccrocher. Pippen, lui, rebondira finalement à Portland, où il frôlera les Finales 2000, butant sur les Lakers au bout d’un Game 7 lors duquel les Blazers avaient pourtant 15 points d’avance dans le dernier quart.

Amis lors de leur première collaboration sous le même maillot lors des JO 1992, Scottie Pippen et Charles Barkley ont vite vu les choses mal tourner lors de leur réunion à Houston. Au moins, on aura eu le droit à ce clash culte en lot de consolation.

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