NBA – Le match de la honte de la Dream Team 1992

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Modèle d’invincibilité et de domination, la Dream Team 1992 a pourtant perdu, une seule fois. Il s’agissait d’un match officieux, vécu comme un affront et un petit séisme au moment des faits…

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Entre 1991 et 1992, la fédération américaine, encore souillée par le revers de son équipe face à l’ennemi soviétique lors des Jeux Olympiques 1988, assemble pour la première fois un roster composé de joueurs NBA. Le résultat, c’est une collection de superstars, au rang desquelles figurent Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, Karl Malone ou encore Charles Barkley.

Avec cette équipe, c’est sûr, Team USA va rouler sur le monde entier. Le tournoi des Amériques, qualificatif pour les Jeux Olympiques, est d’ailleurs une succession de roustes mémorables, où les hommes de Chuck Daly finissent régulièrement avec plus du double de points de leurs adversaires.

Mais avant de s’envoler pour l’Europe et les Jeux Olympiques de Barcelone, Daly a un petit message à faire passer à sa cohorte de futurs Hall of Famers :

Messieurs, contrairement à ce que vous pensez, vous n’êtes pas imbattables

Et plutôt que le dire par les mots, le mythique coach des Pistons l’a fait en organisant un match bien particulier.

Ce match-là se déroule entre la Dream Team et une sélection All-USA, composée des meilleurs joueurs universitaires du pays. Des noms ? Chris Webber, Penny Hardaway, Grant Hill ou encore Alan Houston. Les jeunots débarquent le couteau entre les dents, à l’image de Hardaway qui se souvient :

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Au début, tu es ébloui en entrant dans la salle. Tu arrives et tu vois Larry Bird, Michael Jordan, David Robinson, Charles Barkley, John Stockton et tous les gars. Tu te dis que tu n’as pas envie de t’embarrasser devant eux.

L’idée c’est : « Quand on sera sur le terrain, Magic, Stockton and co vous allez avoir des problèmes, car je m’en fous, je veux vous montrer que je sais jouer ». C’était ma mentalité : je dois vous montrer, pour que vous me respectiez. On a tous abordé ce match avec cette approche.

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Survitaminés, les joueurs NCAA prennent la mesure de leurs adversaires, bien aidés par Daly qui enchaîne les rotations bizarres et fait très peu jouer Michael Jordan. A ce jour, un de ses assistants en est convaincu : il a sabordé volontairement la partie. La team All-USA l’emporte, mais interdiction est faite de mentionner cette défaite aux journalistes. Surtout, le message est bien passé : Barkley, Malone et consorts tombent de leur piédestal.

Humiliés par l’affront, les Dream Teamers demandent une revanche le lendemain. Cette fois-ci, aucune rigolade : Webber, Hardaway et consorts sont annihilés, peinant même à marquer le moindre panier.

La Dream Team n’aura perdu qu’un match, mais l’impact a été précisément celui escompté par Chuck Daly. Un coup de maître du tacticien, qui a mené ses troupes à une étincelante médaille d’or quelques semaines plus tard.

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