NBA – Comment Michael Jordan a brisé le cœur de 60% de la Dream Team 1992

Dream Team NBA gang france
(DR)

En 1992, quand la Dream Team est formée, Michael Jordan joint ses forces à celles de joueurs qu’il a l’habitude d’affronter en NBA. Et pour la plupart d’entre eux, le Bull sera un obstacle infranchissable.

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À l’été 1992, la première équipe américaine faite de joueurs NBA participe aux JO de Barcelone : la Dream Team est née, et elle va tout révolutionner. Emmenée par un Michael Jordan qui vient quelques semaines plus tôt de remporter son deuxième titre en carrière, la sélection américaine ira remporter aisément l’or olympique, martyrisant la concurrence en route.

Ce que l’on remarque surtout, c’est que sur les 12 joueurs qui composaient l’effectif de cette fameuse Dream team, pas moins de 7 d’entre eux n’ont jamais eu de bagues dans la décennie 1990, soit près de 60%. Leur point commun ? Le bourreau s’appelle Michael Jordan.

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On a d’abord John Stockton et Karl Malone. Le légendaire duo du Jazz atteint les Finales en 1997 et 1998, mais s’incline par deux fois sur le score de 4 à 2 contre les Bulls de Jordan.

Pour faire passer la pilule, Stockton et Malone peuvent se dire qu’ils ont assisté de près au « Flu Game » de Mike lors du Game 5 des finales 1997, et surtout à « The Last Shot » lors du Game 6 des finales 1998, probablement le tir le plus clutch de l’histoire des playoffs. Maigre consolation, mais c’est toujours ça.

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On a ensuite Charles Barkley. Opposé aux Bulls de Jordan lors des Finales 1993, saison lors de laquelle le Chuckster est nommé MVP, l’intérieur ne peut empêcher la victoire 4-2 de Chicago, ne réussissant pas à couronner sa monstrueuse saison 1992-1993 (27.3 points et 13 rebonds de moyenne) d’un titre.

Chris Mullin et Clyde Drexler ont également été battus par le numéro 23. Pour le premier, c’est avec les Pacers lors des Finales de Conférence Est en 1997, avec Chicago qui s’impose 4 à 1. Pour le second, c’est lors des Finales 1992 avec les Blazers, qui s’inclinent 4 à 2.

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Il y a bien sûr aussi Magic Johnson, qui après une domination monstrueuse avec ses Lakers dans les années 80 (5 titres), ne parvient pas à franchir l’obstacle Chicago lors des Finales 1991 : victoire 4 à 1 pour Jordan et ses Bulls.

Et enfin, on termine avec l’homme qui a probablement le plus souffert de la domination de Jordan : Patrick Ewing. Arrivé en NBA en 1985, soit un après le Bull, The Beast From The East affronte 5 fois Chicago en playoffs dans sa carrière (demi-finales de conférence Est 1989, 1992 et 1996, premier tour en 1991 et finales de conférence en 1993), et perd à chaque fois ! Si Michael Jordan n’avait pas évolué dans la Conférence Est durant toutes ces années, on peut penser que les Knicks auraient possiblement plus que deux titres.

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Au total, c’est donc 60% de la Dream Team qui a été brisée par Sa Majesté, voire près de 65% si on exclut Scottie Pippen, éternel coéquipier de Michael Jordan. La décennie 1990 appartient à Michael Jordan et aux Bulls. Tout simplement.

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