NBA – Le meilleur trade au soir de la Draft de l’histoire

La cérémonie de la Draft est souvent le théâtre de trades entre deux équipes ou plus, et permet parfois à certaines d’entre elles de réussir de véritables masterclass. Le meilleur exemple en la matière reste celle réalisée par les Mavericks en 1998.

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Chaque année, le même scénario se répète avec des acteurs différents. La Draft fait l’objet de beaucoup de fantasmes en NBA, et pousse certaines équipes à se montrer déraisonnables au soir de la grande cérémonie. Sous le charme d’un prospect attendu dans les 1ères positions, celles-ci tentent ainsi à tout prix de grimper dans le board.

Elles se voient donc contraintes de céder des assets valuables pour convaincre leurs interlocuteurs de céder leur pick, et peuvent parfois à terme s’en mordre les doigts. À l’inverse, lesdits interlocuteurs sentent parfois la bonne affaire dans ce genre de deals, et se montrent donc conciliants.

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Les cas de figure de la sorte sont légions dans l’histoire de la ligue, et consistent régulièrement en un simple échange entre deux franchises. Dès lors, impossible de placer un de ces trades vus et revus comme le plus légendaire de l’histoire. Il faut plutôt se replonger dans l’édition 1998 pour trouver trace d’un des échanges les plus brillants all-time.

Celui-ci implique les Mavericks, qui sortent d’une piteuse saison conclue avec un bilan de 20 victoires pour 62 défaites, et héritent du 6ème pick. Les potentiels grands talents ne se bousculent pas dans le board, et les options ne sont donc pas nombreuses pour Dallas. Un jeune joueur semble pourtant se détacher, du nom de Robert Traylor.

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Traylor a perdu 10 kilos depuis la fin de la saison de sa fac de Michigan, et près de 20 depuis qu’il a entamé son régime avec son équipe au printemps dernier. Ça a impressionné les scouts NBA, qui ont cessé de comparer Traylor à d’anciens busts, et le rapprochent désormais plutôt de Charles Barkley.



Ce rapport, dressé par le Capital Times de Madison, suggérait que l’intérieur des Wolverines méritait cette 6ème position. Contre toute attente, Dallas décide pourtant d’échanger son pick avec ceux des Bucks, à savoir les 9ème et 19èmes. Ces derniers décident donc de drafter Traylor… qui mettra un terme à sa carrière avec des moyennes de 4.3 points et 3.7 rebonds dans l’anonymat le plus total.

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Dans le même temps, les Mavs créent la polémique en laissant filer Paul Pierce avec leur 9ème choix, et jettent leur dévolu sur un jeune Allemand relativement méconnu que vous connaissez peut-être : Dirk Nowitzki. Don Nelson, GM de la franchise, déclarera plus tard au Star Telegram :

Pierce était mon deuxième joueur favori de la Draft. Je pense simplement que Nowitzki va être meilleur.

Mais l’exécutif et ses adjoints n’en avaient pas fini. Ils sélectionnent un certain Pat Garrity en 19ème position, et l’envoient immédiatement à Phoenix. En échange, les Suns se débarrassent d’un meneur qui peine à trouver sa place dans la rotation derrière Jason Kidd et Kevin Johnson, en la personne… de Steve Nash.

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Garrity ne s’éternisera qu’une saison en Arizona, et raccrochera 10 ans plus tard les sneakers avec des stats en carrière de 7.3 points et 2.6 rebonds de moyenne. Les deux joueurs acquis ce soir-là par les Mavericks, quant à eux, ont emprunté des trajectoires légèrement plus honnêtes, puisqu’ils devraient très prochainement se retrouver dans les rangs du Hall of Fame.

Se séparer de Robert Traylor et Pat Garrity pour obtenir en retour Dirk Nowitzki et Steve Nash : l’échange a aujourd’hui tout du coup de génie, mais était pourtant considéré à l’époque comme une hérésie. Comme quoi, juger les gagnants d’un trade trop tôt peut parfois jouer des tours, notamment le soir de la Draft.

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