NBA – La gestion de transfert par Olajuwon qui fait honte à Harden

DR

James Harden n’est pas la première superstar de Houston à exprimer publiquement ses velléités de départ. En 1993, Hakeem Olajuwon souhaitait lui aussi quitter la franchise, mais a fait preuve d’un comportement bien plus louable que le Barbu.

Publicité

A-t-on déjà vu une superstar de la ligue provoquer un tel branle-bas de combat dans sa franchise pour obtenir un bon de sortie ? James Harden aura fortement animé l’intersaison des Rockets via sa demande de départ, et continue de chambouler le vestiaire texan alors que la saison a débuté depuis plusieurs jours déjà.

Ses écarts extra-sportifs, qui viennent enfreindre le protocole sanitaire de la ligue, se placent comme les ultimes témoins de son mauvais comportement au sein de son équipe actuelle. Ce dernier a paradoxalement pour effet de nuire à son image auprès des dirigeants rivaux, ce qui pourrait compliquer son transfert.

Publicité

Mais alors que ce feuilleton fait les gros titres depuis plusieurs semaines, il a à plusieurs reprises fait l’objet d’un rapprochement avec la situation traversée par Hakeem Olajuwon en 1993. Lui aussi lassé de porter Houston jusqu’aux playoffs sans accéder aux Finales, l’intérieur avait alors annoncé sa volonté de rejoindre Seattle, et son duo Shawn Kemp – Gary Payton.

Après avoir notamment traité le propriétaire des Rockets de « c*nnard », et avoir subi une sanction de 3 matchs, The Dream a finalement fait son retour sur les terrains sans broncher. Auteur d’une énorme saison, il était revenu sur cet épisode dans le Seattle Times quelques mois plus tard, alors que les Sonics affrontaient les Rockets en demi-finales de conférence Ouest.

Publicité

Il faut être deux pour que les choses fonctionnent. C’est comme dans un mariage. Si les deux personnes veulent la même chose, tout se passera bien. Les deux vont faire des compromis et des sacrifices pour que tout le monde y trouve son compte.



De toute évidence, les Rockets, malgré l’insubordination de leur star, ne souhaitaient pas véritablement s’en séparer, qui plus est pour renforcer un concurrent direct. Bien leur en a pris, puisque Olajuwon a su faire preuve de maturité, et a mis de côté ses différends extra-sportifs pour briller sur les terrains. Une attitude exemplaire qu’il avait justifiée.

Publicité




J’étais obligé. J’étais sous contrat. Vous devez respecter votre contrat. Ça fait partie du job. Quand j’entre sur le parquet, je ne représente pas seulement les Rockets. Je me représente moi, mon pays, mon continent. Je représente beaucoup d’autres gens. Si vous ne faites pas votre maximum, vous ne pouvez pas parler. Le business, ça se gère en dehors des terrains. Vous entrez sur le parquet pour jouer.

Harden, qui a volontairement manqué le début du training camp de H-Town, sera bien présent pour la première sortie de sa franchise cette saison, face à Portland, dans la nuit de samedi à dimanche. Reste à savoir s’il affichera la même exemplarité que Hakeem, et s’il finira par tirer les mêmes enseignements que le double champion.

Publicité

Vous savez ce que vous voulez, et vous faites tout pour y parvenir. Vous faites tout ce qui est nécessaire, alors qu’avant, vous passiez au-dessus ou preniez pour acquis ce qui est si important. Avant, vous ne regardiez que le grand tableau, et vous délaissiez les petites choses. Mais il faut faire le contraire. Vous devez bien faire les petites choses, et le reste viendra tout seul.

Si le ton était là aussi monté, Hakeem Olajuwon avait su faire passer sa fierté au second plan pour respecter ses obligations contractuelles avec les Rockets. James Harden peut encore suivre le chemin de son mythique prédécesseur.

Feed NBA 24/24