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NBA – « J’ai saboté exprès mon entretien avec les Lakers »

LeBron James se voit à nouveau critiqué par Skip Bayless.
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Forts d’une prestigieuse armoire à trophées et d’un immense pouvoir d’attraction, les Lakers sont une destination de choix pour beaucoup de joueurs. Pourtant, certains d’entre eux dérogent à la règle. C’est notamment le cas de Gilbert Arenas, qui a délibérément foiré un entretien avec la franchise en fin de carrière.

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Gilbert Arenas reste pour beaucoup un « et si ? » de premier plan dans l’histoire de la NBA. Fantastique scoreur et même considéré un temps comme un potentiel MVP, celui que l’on surnomme l’Agent Zéro va alors voir sa carrière prendre une vilaine tournure, entre grosse blessure, salaire trop élevé et surtout, une sombre histoire de flingues en 2009. Une affaire qui aura secoué la NBA et la franchise de Washington, qui doit désormais limiter les dégâts.

En 2011, le joueur des Wizards se retrouve ainsi échangé à Orlando, qui va s’en débarrasser au bout de quelques semaines, via un buyout monstre (60 millions de dollars !). Libre de tout contrat, Arenas se voit alors approché par les Lakers, double champions en titre. L’offre des Pourpres et Ors ? Une place dans la rotation, pour aider à obtenir le threepeat. Mais à la surprise générale, le bonhomme va tout faire pour ne pas être signé à LA, comme il l’a raconté au podcast South Beach Sessions :

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J’ai complètement bâclé l’entretien, et je l’ai fais exprès. Je l’ai intentionnellement saboté. Ils m’ont demandé « Quand est-ce que tu peux être là ? Un mois, peut-être ? » La vérité, c’est qu’ils n’avaient pas vraiment besoin d’un joueur comme moi, ils voulaient juste enjoliver le banc de l’équipe.



Une confession pour le moins surprenante de la part de l’Agent Zéro, qui se montre pour la peine particulièrement lucide sur la situation. Il est vrai qu’avec un cinq majeur bien établi et des remplaçants de qualité tels que Lamar Odom, Matt Barnes ou encore Shannon Brown, les Angelinos n’avait pas forcément besoin de lui, surtout que l’on parle ici d’un joueur très axé sur le scoring. Le meneur va même refuser les avances de la légende locale :

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Il reste trente jours (dans la saison régulière, ndlr), alors je peux rentrer chez moi. Je ne viens pas à L.A. Ils allaient me crucifier. C’est alors que Kobe Bryant est sorti et a dit, « Je veux l’Agent Zéro ». Et je me suis dis, avec tout le respect que je lui dois, Kobe veut un joueur qui n’existe plus mentalement.

La suite, tout le monde la connaît. Les Lakers ne dépasseront pas le deuxième tour des playoffs, balayés 4-0 par Dallas, le futur champion. Quant à Arenas, il effectuera une dernière pige en NBA à Memphis, en 2011-12. Les Grizzlies le couperont toutefois au bout de 17 petits matchs (4 points à 40% en moyenne). Le meneur s’en ira alors du côté de la Chine, avant de mettre un terme à une carrière pour le moins singulière.

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Joueur de génie pour les uns, tête brûlée incontrôlable pour les autres, Gilbert Arenas n’a laissé personne indifférent en plus de 500 matchs NBA. Le meneur était toutefois conscient de ses faiblesses, lorsque Los Angeles l’a contacté. Une lucidité à mettre à son crédit.

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