NBA – « Les chaises ont volé dans le vestiaire » : le craquage inattendu de Michael Jordan

Michael Jordan chez les Chicago Bulls
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Enorme compétiteur, Michael Jordan a plus de mal que quiconque dans l’histoire de la NBA avec la notion de défaite. Un tempérament unique, qui a notamment engendré un improbable pétage de plomb sous les yeux de coéquipiers sidérés.

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La perfection. Quasi-inaccessible, elle est pourtant ce que Michael Jordan voulait atteindre chaque jour de sa carrière. Sur-motivé après l’échec des Bulls en playoffs 1995 et les bruits de couloir qui en ont suivi, His Airness a abordé la saison 1995-1996 comme un homme en mission absolue. Dans son sillage, Chicago a signé 72 victoires, le meilleur bilan de l’histoire à l’époque, suivi d’une bague acquise sans contestation.

Pour parvenir à signer une des campagnes les plus mémorables jamais vues en NBA, MJ a fait montre d’un niveau d’exigence tout simplement hallucinant. Par exemple, il s’était fixé l’objectif de ne pas perdre un seul des 41 matchs joués à domicile au United Center cette année-là ! Bilan ? 39-2.

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Jordan et sa clique ont réussi l’exploit de gagner 100% de leurs matchs à la maison dans trois des quatre divisions d’alors (7-0 contre la division Midwest, 7-0 contre la Pacifique, 13-0 contre l’Atlantique). C’est dans la division Centrale que le bât a blessé, avec deux revers – un contre Charlotte, et un contre Indiana. Et ça, le numéro 23 l’a très mal vécu.



Après la première défaite, synonyme d’impossibilité d’accomplir le 41-0 jamais vu dans l’histoire, Jordan a pété un câble dans le vestiaire. Randy Brown, role player chez les Bulls à ce moment-là, s’est souvenu pour Sirius XM :

Michael était furax. Les chaises ont volé dans le vestiaire. Et j’étais genre : « Mais Michael, on est genre à 30-1 à domicile ! »

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Pour n’importe quel joueur « lambda », cette défaite ne justifiait aucunement le moindre agacement. Il ne s’agissait que d’un grain de sable dans une saison déjà formidable, qui n’impactait en aucun cas l’objectif de playoffs. Jordan, lui, a pris ce revers évitable personnellement, furieux d’avoir laissé échapper la possibilité d’un incroyable 41-0 à domicile

Pour la petite histoire, les Bulls ne détiennent même pas le record en la matière. Si aucune équipe n’a réussi le perfect, les Celtics de 1986 et les Bulls de 2016 ont signé 40 victoires et une seule défaite. C’est mieux que l’armada de Michael Jordan, qui doit encore fulminer à ce jour…

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Compétiteur obsessif voire maladif, Michael Jordan pouvait dégoupiller à tout moment quand la victoire n’était pas au bout, même pour un enjeu anodin. Les murs du United Center s’en souviennent…

Chicago Bulls Michael Jordan NBA 24/24

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