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NBA – Les 5 accusations les plus gravissimes révélées contre le boss des Suns

La star NBA des Phoenix Suns, Devin Booker, aux côtés du propriétaire de la franchise, Robert Sarver, actuellement sujet de graves accusations
Mark J. Rebilas-USA TODAY Sports

Après le teasing effectué par Jordan Schultz il y a quelques jours, ESPN vient de dévoiler les dizaines de témoignages et anecdotes accusant le propriétaire des Suns, Robert Sarver, de multiples écarts de conduite. En voici les 5 plus graves.

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Avant de débuter la liste, précisons que Baxter Holmes, le journaliste d’ESPN à l’origine de ces révélations, relaie également dans son papier les réponses et justifications de Sarver. Celles-ci peuvent donc être lues et analysées par les anglophones en cliquant ici.

Emploi de langage à caractère raciste

Parmi les innombrables allégations proférées à l’encontre de Robert Sarver, la plupart ciblent son langage, que le dirigeant ne chercherait en aucun cas à soigner. Il semblerait ainsi qu’il emploie régulièrement des propos à teneur raciste, et utilise souvent le terme proscrit du « N-Word », considéré comme rabaissant pour la communauté noire lorsque émis par une personne blanche. Sarver l’aurait notamment prononcé, au moment de justifier la nomination d’Earl Watson sur le banc de l’équipe, en 2016.

« Ces n***** ont besoin d’un n**** » (…) Sarver affirmait qu’un jeune coach noir pourrait mieux comprendre les joueurs noirs, et pourrait « parler leur langage ».

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Attitude à caractère raciste

Pour accompagner cela, Robert Sarver aurait également affiché un comportement raciste dans les bureaux et les installations de la franchise. Earl Watson fait partie des principaux lanceurs d’alerte à ce sujet. Pas effrayé à l’idée d’incriminer son ancien employeur – qui l’aurait d’ailleurs limogé dans des circonstances troubles selon ses dires, l’ancien joueur et entraineur se souvient d’une conversation bien précise avec lui, dans laquelle il refusait de nommer de nouveaux collaborateurs noirs pour établir le nouveau front office.

« Je n’aime pas la diversité. » (…) Sarver a déclaré à Watson qu’avoir de la diversité dans un staff rendait le fait de trouver un terrain d’entente difficile.

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Comportement inapproprié et violation de l’intimité

Les actes de Sarver ne se limiteraient pas au simple racisme. Le propriétaire aurait ainsi choqué plusieurs employés de la franchise, en dévoilant et en s’épanchant sur des détails perturbants de sa vie privée.

Plus d’une douzaine d’employés se souvient entendre Sarver effectuer des commentaires obscènes dans des réunions de staff, dont une discussion à propos des fois où sa femme a pratiqué du sexe orale avec lui.

Cette conduite toxique se serait en outre propagée chez certains de ses subordonnés, qui n’auraient éprouvé aucun scrupule à s’immiscer dans la sphère intime de collègues.

Une ancienne employée aux ventes a indiqué qu’un ex-vice président des Suns, qui avait l’air intoxiqué, lui a demandé avec combien de membres du département elle avait couché, ainsi que des renseignements sur le penis d’un collègue.

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Emploi de langage et attitude à caractère misogyne

Les divers témoignages d’anciennes employées féminines convergent par ailleurs sur la prétendue misogynie de Sarver. Plusieurs des femmes interrogées se montrent affirmatives sur ce point, et relatent des anecdotes tendant à confirmer leurs dires. Selon elles, le boss des Suns aurait tendance à les prendre… pour de simples objets, et à ne pas leur montrer davantage d’égard au moment de leur parler.

Une ancienne employée du département marketing a déclaré que Sarver avait pour habitude d’utiliser un langage similaire à, « Est-ce que je te possède ? Est-ce que tu fais partie des miens ? »

Ce langage s’accompagnerait une fois encore d’actions dans cette même lignée. Une histoire vieille de 12 ans, impliquant une femme enceinte, aurait ainsi laissé un souvenir scandaleux dans l’esprit d’une des employées interrogées.

Avant la saison 2008-09, une employée des Suns enceinte, qui aidait à coordonner le All-Star Game 2009 qui se tenait à Phoenix, a vu Sarver lui dire qu’elle ne pourrait pas continuer dans son rôle, ont rapporté deux employés ayant entendu la remarque. Les deux employés affirment que Sarver a expliqué que la femme devrait donner le sein, et qu’elle devrait donc être à la maison, auprès de ses nouveaux nés.

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Recrutement via la mise enceinte de strip-teaseuses

Les récits racontant l’intervention de Sarver dans les vestiaires, essayant d’expliquer aux coachs comment effectuer leur travail, sont à noter. Toutefois, ce sont celles effectuées auprès du front office, et concernant le recrutement, qui interpellent le plus. Le grand boss de Phoenix aurait ainsi suggéré l’idée de mandater… des strip-teaseuses locales pour aider le GM et ses adjoints dans leurs tâches.

Quand les Suns ont tenté de recruter LaMarcus Aldridge, agent libre durant l’été 2015, l’équipe savait qu’Aldridge avait de jeunes enfants dans le Texas, et que jouer près d’eux était tentant. Pendant le recrutement, Sarver a fait la remarque à deux employés que les Suns devaient faire en sorte que des strip-teaseuses locales tombent enceintes de joueurs NBA, pour que ces joueurs aient des enfants dans la banlieue de Phoenix, et se sentent obligés de se rapprocher d’eux, offrant aux Suns un potentiel avantage pendant la free agency.



Autant d’accusations sur lesquelles devrait prochainement se pencher la ligue, et qui pourrait potentiellement mettre à mal le mandat de Robert Sarver à la tête des Suns, long de 17 ans !

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