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NBA – Le criminel fou surnommé « le Michael Jordan du meurtre »

NBA le "Michael Jordan du meurtre"

Être comparé à Michael Jordan ? C’est un signe d’excellence dans quelque domaine que ce soit… même lorsqu’il s’agit de meurtre. Plongée dans la vie de Wayne « Silk » Perry, un des gangsters les plus dangereux de l’histoire, connu dans les rues de Washington comme « le Michael Jordan du meurtre ».

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Né en 1962 en Géorgie, Wayne « Silk » Perry est un criminel sans pitié ni remords comme les Etats-Unis en ont rarement vu. Après avoir commis son premier meurtre à l’âge de 12 ans, le gangster s’est rapidement fait une place dans l’underworld de Washington alors qu’il était simple adolescent. Jeux illégaux, trafic de drogue, violence et braquages de banques rythment son quotidien à 16 ans. Déjà réputé pour avoir la gâchette facile, ses complices vident son pistolet avant chaque coup – de peur qu’il tue inutilement des gens.

Car la spécialité de Perry, c’est bel et bien le meurtre. Insensible aux assassinats, « Silk » se distingue par son approche glaciale de la chose. Là où un « hit » se fait souvent le plus discrètement possible, lui n’en avait que faire. Il résumait la chose à un ami :

Je ne fais pas cette merde de descendre le gars depuis le trottoir d’en face. Je marche vers lui, je lui mets 7 putains de balles dans la tête, et je me casse.

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Ce style pour le moins inhabituel a rapidement bâti une réputation folle à « Silk », qui était craint non seulement par tous ses rivaux, mais aussi par la plupart des membres de son crew. L’homme était en effet capable de tuer pour un regard de travers, à tel point que son facteur d’intimidation a commencé à rejaillir sur les autres criminels. Un de ses ex-associés Manny raconte :

Niveau extorsion, c’était le meilleur. Un jour il m’a emmené à un endroit de la ville détenu par des gros noms du crime, et il m’a dit : « Rentre dedans et dis-leur de donner un sac rempli de cash, ou sinon je vais venir le chercher moi-même ». Je ne savais pas s’il rigolait ou pas. Il ne rigolait pas. J’y suis allé, et j’ai eu le sac sans problème. Les gars étaient pétrifiés de lui.

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L’éternel surnom à la Michael Jordan

Au début des années 1980, « Silk » nourrit la légende de son surnom (« la soie », ndlr) en évitant de lourdes condamnations à chaque ennui judiciaire. Réputé dans tout Washington, il obtient un surnom qui lui collera à la peau pour l’éternité : « le Michael Jordan du meurtre », en référence à son aspect glacial et aux sacrifices qu’il était prêt à accomplir sur certains meurtres – on raconte par exemple qu’il a plusieurs fois dormi dans le jardin d’une de ses victimes.



Durant cette période, Perry se lie d’amitié avec Alpo Martinez, baron de la drogue du côté d’Harlem à New York. Il devient son hitman de choix, et les deux hommes prospèrent dans les années 1980, faisant marcher leur loi par la violence et étendant leur influence sans relâche. Mais au tournant des 1990s, le FBI inverse sérieusement la tendance et gagne la partie. En 1991, Alpo est appréhendé par les forces de l’ordre et traduit en justice pour près d’une vingtaine de meurtres, en plus de diverses graves offenses de trafic de drogue.

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Faisant face à la prison à perpétuité ou à la peine de mort, Martinez devient informateur et sauve sa peau en témoignant contre plusieurs de ses anciens associés… dont Wayne Perry. C’est ainsi que « Silk » tombe, avec 5 peines de prison à perpétuité consécutives qui lui garantissent de ne jamais revoir la lumière du jour. Il est incarcéré à l’ADX Florence Supermax dans le Colorado, une des prisons les plus rudes du pays où sont notamment passés des noms cultes comme Sammy « The Bull » Gravano. Perry s’y est converti à l’Islam, et y est devenu Nkosi Shaka Zulu El.

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Alpo Martinez, lui, a fini par être rattrapé par le destin. Libéré de prison en 2015 après avoir purgé 24 des 35 ans auxquels il avait été condamné lors de son deal avec les fédéraux, le gangster a fait l’incroyable erreur de revenir à Harlem, où il était évidemment persona non grata. Le 31 octobre 2021, sur les coups de 3 heures 30 du matin, il y a été froidement abattu au volant de son véhicule. Il avait 55 ans.

Wayne Perry finira de son côté ses jours en prison. Il refuse tout coopération et se consacre désormais à sa spiritualité derrière les barreaux. Les rues de la Capitale, elles, se souviennent encore de celui qui fut « le Michael Jordan du meurtre » dans les années 1980 et au début des 1990…

Buzz Michael Jordan NBA 24/24

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