NBA – « En trois jours, j’ai compris que cette ligue n’était rien et que j’allais dominer »

La superstar NBA des Los Angeles Lakers, LeBron James, a vu l'un de ses coéquipiers trancher dans le débat du GOAT, qui l'oppose à la légende des Chicago Bulls, Michael Jordan
NBA / Elite Sport TV (DR)

Annoncer qu’on va massacrer la concurrence est une chose, assumer ces paroles sur les parquets en est une autre. Une légende de la ligue s’était pourtant faite une idée très précise du niveau de celle-ci, après sa draft… et autant dire qu’il a joint les paroles aux actes.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que Larry Bird n’a pas mis longtemps avant d’épater la galerie. Dès sa saison rookie, en 1979-80, l’ailier des Celtics envoyait ainsi 21.3 points, 10.4 rebonds et 4.5 passes de moyenne, une ligne de stats hallucinante pour un joueur débutant. Sans surprise, c’est lui qui a fini avec le ROY entre les mains, le premier trophée d’une longe liste pour celui qui deviendra entre autres triple champion et MVP de saison régulière.

À côté de ses folles qualités de basketteurs, le Hall of Famer se distinguait aussi par son talent de trash-talkeur, lui qui était capable de rentrer dans la tête de n’importe qui. Peu de temps après son arrivée dans la ligue, le bonhomme avait ainsi envoyé un message très clair à ses pairs. Pour faire simple, il se voyait bien plus fort que la concurrence, et il s’en serait rendu compte au bout de quelques jours tout au plus :

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La décla sauvage de Larry Bird sur ses débuts en NBA



Une fois que j’ai quitté l’université, je suis arrivé chez les pros, et il y avait des questions telles que « Comment va-t-il s’en sortir ? Il ne sera pas capable de mettre ses jumpshots chez les pros, ou il ne sera pas assez rapide, ou il ne sera pas capable de prendre des rebons ». Et je pense qu’il m’a fallu probablement 3 jours après le camp des rookies, pour me rendre compte que cette ligue n’était rien. Je pourrais jouer dans cette ligue et je dominerais cette ligue.

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C’est un fait, les qualités athlétiques de Larry Legend ont suscité beaucoup d’interrogations au moment de son arrivée en NBA. Hormis sa taille, le n°33 n’avait strictement rien pour dominer sur le plan physique, ce qui inquiétait sérieusement les observateurs. On peut faire là un parallèle avec les discussions autour de Luka Doncic, près de 40 ans plus tard. Dans les deux cas, les doutes ont été rapidement dissipés, surtout dans le cas de Bird.

En effet, le patron de l’escouade de Bean Town a enchaîné les gros matchs dès ses débuts, alignant même plus de 20 points et 10 rebonds de moyenne lors de chacune de ses six premières saisons. Car ce qu’il n’avait pas en physique, le bonhomme le compensait avec une intelligence et plus globalement, un QI basket pratiquement inégalable sur les parquets. Sans un dos qui lui a pourri la fin de sa carrière, on aurait d’ailleurs pu avoir le droit à encore plus de magie de sa part.

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Larry Bird n’a jamais manqué de confiance, y compris au moment de faire ses premiers pas en NBA. Il est toutefois aussi la preuve vivante qu’être un sous-athlète n’est pas rédhibitoire, tant que l’on peut compenser dans d’autres compartiments.

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