Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Luka Doncic continue d’être au centre des débats, même lorsque ses statistiques restent impressionnantes. Après la défaite serrée des Lakers face à Milwaukee, une voix respectée du paysage NBA a choisi de pointer un aspect précis de son jeu. Pas une remise en cause globale, mais une critique ciblée, presque pédagogique, sur une habitude qui divise.
Malgré son talent hors norme, le Slovène suscite parfois de la frustration chez certains observateurs. Son influence sur le jeu est indéniable, son impact statistique constant, mais certains choix interpellent. Cette fois, c’est Robert Horry qui a décidé de dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas.
Le constat de l’ancien champion NBA est sans détour : Luka n’a pas besoin d’en faire autant pour provoquer des fautes. Selon lui, cette recherche excessive du contact finit même par nuire à son efficacité globale. Un paradoxe pour un joueur capable de dominer n’importe quelle défense simplement par son talent offensif.
Une critique directe mais empreinte de respect
Robert Horry n’a pas mâché ses mots en analysant le jeu de Doncic après la rencontre face aux Bucks. Pour lui, le problème n’est ni le tir, ni la vision du jeu, mais une dépendance inutile au coup de sifflet. « Tu es beaucoup trop fort pour chasser les fautes. Prends simplement le tir. Neuf fois sur dix, tu vas le rentrer », a-t-il lancé, estimant que Luka sort parfois de son rythme lorsqu’il ne reçoit pas les décisions espérées.
Horry souligne aussi un engrenage mental : lorsque les arbitres ne sifflent pas, Doncic aurait tendance à forcer encore davantage, cherchant à provoquer une réaction plutôt qu’à laisser le jeu venir. « Quand les arbitres ne lui donnent pas le coup de sifflet, il insiste encore plus pour leur prouver qu’ils ont tort », a-t-il ajouté, regrettant ce glissement émotionnel chez un joueur aussi dominant.
Les chiffres expliquent en partie ce débat. Luka mène la ligue au nombre de lancers francs tentés par match, avec une moyenne élevée qui fait partie intégrante de son profil offensif. Mais pour Horry, le souci n’est pas d’aller sur la ligne, c’est la manière dont cela influence son attitude lorsque les fautes ne sont pas accordées. Son langage corporel change, la défense de transition se relâche, et certaines possessions deviennent moins fluides.
« Parfois, il faut lui dire : tu ne shoots pas bien ce soir, mais tu es un passeur exceptionnel, fais jouer les autres », a résumé l’ancien ailier, rappelant que la grandeur de Doncic ne se limite pas à son scoring. Sa capacité à créer pour ses coéquipiers peut transformer un match, même lorsque le panier se refuse à lui.
