Par Rédaction | Sport
Draymond Green connaît mieux que personne les règles disciplinaires de la NBA et la manière dont la ligue sanctionne les altercations. Lorsqu’il a pris connaissance de la suspension infligée à Dennis Schröder après son incident avec Luka Dončić, le vétéran de Golden State n’a pas caché son scepticisme.
La ligue a décidé de suspendre Schröder pour trois matchs à la suite d’un accrochage survenu dans les couloirs du Crypto.com Arena, après la large victoire des Lakers face aux Kings fin décembre. Dans son communiqué officiel, la NBA précise que l’arrière allemand aurait « tenté » de frapper Dončić, sans confirmer un réel contact.
Ce détail a immédiatement interpellé Draymond Green. Habitué aux décisions parfois controversées de la ligue, l’intérieur a jugé la sanction sévère au regard de la formulation utilisée par la NBA, estimant que le vocabulaire employé ne collait pas totalement avec la durée de la suspension.
Une sanction qui pose question
Selon lui, le contexte général de la NBA explique en partie cette situation. Les confrontations physiques sont devenues rares, la majorité des tensions se limitant désormais à des échanges verbaux, quelques bousculades et beaucoup de provocation. Mais lorsque deux joueurs entretiennent une animosité plus profonde, la situation peut rapidement dégénérer.
C’est précisément ce point que Green a voulu mettre en lumière. « Ils ont dit que Dennis avait tenté de frapper Luka, et j’ai vu Dennis insister sur le mot “tenté”, comme s’il l’avait touché. Forcément, ça amène une question : s’il prend trois matchs, est-ce qu’il a vraiment tenté un coup, ou est-ce qu’il a touché Luka ? », s’interroge-t-il, laissant entendre que la réalité pourrait être différente de la version officielle.
Green s’appuie sur des précédents récents pour étayer son raisonnement. Plusieurs joueurs ont été suspendus pour des durées similaires, voire inférieures, après avoir clairement porté un coup à un adversaire. Pour lui, cette incohérence apparente alimente le doute autour de l’incident impliquant Schröder et Dončić.
Le vétéran rappelle notamment certains cas traités par la ligue ces dernières saisons. « J’ai vu des gars prendre deux matchs alors qu’ils avaient clairement touché quelqu’un. Donc la question reste la même : tentative ou coup réel ? C’est là que ça devient intéressant », insiste-t-il, soulignant que trois matchs semblent lourds pour une simple tentative.
