Par Rédaction | Sport
Les Lakers traversent une période compliquée, marquée par des défaites lourdes et un sentiment diffus de malaise collectif. Les chiffres défensifs inquiètent autant que l’attitude sur le parquet. Au-delà des ajustements tactiques, certaines voix estiment que le problème est bien plus profond. Pour Kendrick Perkins, ce que montre Los Angeles en match est le reflet direct de ce qui se passe en dehors du terrain.
La défaite à domicile contre Charlotte, 135-117, a une nouvelle fois mis en lumière les failles criantes de l’équipe. Incapables de contenir Miles Bridges, Kon Knueppel ou un LaMelo Ball incandescent, les Lakers ont donné l’impression d’un groupe dépassé, sans réponse collective. Depuis le début de la saison, la défense est pointée du doigt, mais les critiques se concentrent souvent sur les profils individuels plutôt que sur la dynamique d’ensemble.
Pour Kendrick Perkins, l’analyse doit aller plus loin. Selon lui, les difficultés ne viennent pas uniquement d’un manque de spécialistes défensifs, mais surtout d’une absence de cohésion. Les rotations approximatives, le manque de communication et les efforts décousus seraient les symptômes d’un vestiaire qui ne fonctionne pas comme une véritable équipe.
Des chiffres défensifs qui confirment le malaise collectif
« Ce n’est pas une équipe. C’est un groupe d’individus. Je serais prêt à parier tout ce que j’ai qu’il n’y a même pas de groupe de discussion chez les Lakers, pas de dîners d’équipe à l’extérieur. Ce sont juste des collègues qui viennent travailler, font leur job, puis chacun repart de son côté. Et c’est exactement ce que l’on voit sur le terrain », a-t-il lancé, reliant directement l’alchimie hors parquet aux performances défensives.
La rencontre face à Charlotte a illustré toutes ces faiblesses. Dominés au rebond, battus dans l’intensité et dépassés sur les close-outs, les Lakers ont laissé leurs adversaires shooter à plus de 54 % au tir et 47 % à trois points. « Quand tu vois des joueurs qui ne sont pas sur la même longueur d’onde en défense, c’est évident que l’alchimie n’existe pas non plus en dehors du terrain », a ajouté Perkins, enfonçant le clou.
L’entraîneur des Lakers a tenu une ligne opposée, évoquant une simple soirée de réussite adverse. Pourtant, Ball a inscrit l’essentiel de ses points après la pause, profitant d’une défense souvent désorganisée et peu solidaire. Une meilleure communication et une entraide plus constante auraient sans doute permis de rendre ces tirs plus contestés.
Le constat de Kendrick Perkins résonne comme un avertissement. Tant que les Lakers ressembleront davantage à une addition de talents qu’à un collectif soudé, leurs lacunes défensives risquent de persister. Dans une NBA où la cohésion fait souvent la différence, Los Angeles devra rapidement prouver qu’il est bien plus qu’un simple groupe de joueurs réunis par un contrat.
