Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Chris Paul n’a rien annoncé officiellement, mais son dernier geste a suffi à faire parler toute la NBA. Dans une saison marquée par les blessures et l’instabilité à Los Angeles, le moindre signal est scruté avec attention. Et cette fois, le message semble avoir été envoyé sans un mot, mais avec beaucoup de précision.
Tout est parti d’une simple vidéo publiée sur Instagram. Chris Paul y apparaît en plein entraînement, enchaînant les tirs extérieurs avec sérieux et intensité. Une séquence banale en apparence, sauf pour un détail qui n’a échappé à personne : la mention « 342 », accompagnée d’un tag adressé à JJ Redick. Un clin d’œil qui, dans les cercles NBA, ne doit rien au hasard.
Cette référence renvoie directement à la célèbre routine de tir estivale de Redick, devenue presque mythique au fil des années. En s’appropriant ce code et en l’associant publiquement au coach des Lakers, Paul semble lancer un appel du pied.
Un timing qui interpelle du côté de Los Angeles
Le contexte renforce encore la portée du message. Chris Paul n’a plus rejoué depuis le début du mois de décembre, lorsque les Clippers lui ont fait comprendre qu’il ne faisait plus partie de la rotation, en attendant une éventuelle solution via un échange ou un buyout. À 40 ans, le meneur l’a lui-même admis : cette saison pourrait être la dernière. Mais il a aussi répété qu’il refusait de terminer sa carrière loin des parquets.
Dans ce cadre, les Lakers apparaissent comme une destination logique. L’effectif manque de stabilité, notamment sur les séquences sans Luka Dončić, et l’équipe souffre d’un certain désordre dans la gestion des fins de match. « À ce stade, il ne s’agit plus d’ajouter du potentiel, mais de l’organisation », confie un observateur proche de la ligue, soulignant ce que Paul pourrait encore apporter.
Sur le terrain, l’association avec Dončić ne viserait pas à multiplier les points, mais à réduire le chaos. Capable de diriger une second unit, de calmer le jeu et d’élever le niveau de concentration collective, Paul reste l’un des cerveaux les plus respectés de la ligue. Même dans un rôle limité, son impact pourrait être réel.
Rien n’est encore acté, et une publication sur les réseaux sociaux ne vaut évidemment pas une signature. Mais dans la NBA, les vétérans communiquent rarement de manière frontale. « Ils envoient des signaux », glisse un dirigeant. Et celui-ci, par sa précision et sa symbolique, ressemble fortement à une main tendue.
