Par Rédaction | Sport
La lutte contre le tanking est devenue un sujet central en NBA, et certains joueurs n’hésitent plus à interpeller la ligue publiquement. À la mi-janvier, une prise de position très directe a ravivé le débat, en pointant du doigt une situation jugée trop flagrante pour être ignorée.
Depuis plusieurs semaines, la NBA a annoncé vouloir durcir son approche face aux équipes soupçonnées de fausser la compétition en vue de la draft. Ces nouvelles règles, encore floues dans leurs modalités exactes, doivent notamment agir sur l’ordre de sélection afin de dissuader les stratégies les plus extrêmes. Une initiative globalement bien accueillie par de nombreux acteurs de la ligue.
Parmi eux, Draymond Green s’est montré particulièrement offensif. L’intérieur de Golden State estime que certaines organisations franchissent déjà la ligne rouge, et que la NBA doit rapidement passer des intentions aux sanctions concrètes. Selon lui, l’exemple le plus parlant concerne actuellement Charlotte et la gestion de LaMelo Ball.
La gestion de LaMelo Ball au cœur de la polémique
Dans son podcast, Draymond Green n’a pas mâché ses mots, dénonçant une situation qu’il juge évidente aux yeux de tous. « Il y a quelques mois, on a appris que la NBA allait sévir contre le tanking, et je me demande vraiment ce que ça veut dire concrètement. Apparemment, ils vont pénaliser ça, et honnêtement, tant mieux. Ça ne peut pas arriver assez vite », a-t-il expliqué avant de viser directement Charlotte. « Les Hornets sont en train de tanker en pleine lumière. Le fait que LaMelo Ball sorte du banc, je trouve ça très parlant ».
Pour Green, priver l’équipe de son meneur titulaire dès le coup d’envoi affaiblit volontairement le collectif. Il insiste sur l’impact de Ball dans l’animation offensive et la facilité avec laquelle l’équipe devient prévisible lorsqu’il n’est pas sur le parquet. À ses yeux, cette décision ne peut pas être interprétée autrement que comme un choix stratégique orienté vers les défaites.
L’argument avancé par Draymond Green va encore plus loin. Selon lui, si Charlotte envisageait réellement un avenir compétitif immédiat ou cherchait à valoriser son joueur sur le marché, LaMelo Ball serait utilisé comme une vitrine, avec de lourdes minutes et un rôle central. « Si tu voulais le transférer, tu le ferais jouer pour que tout le monde le voie et s’enthousiasme », a-t-il ajouté, soulignant l’incohérence apparente de la situation.
De son côté, l’organisation de Charlotte se défend en invoquant la gestion physique de son meneur. Les Hornets expliquent vouloir protéger LaMelo Ball, souvent freiné par des soucis récurrents à la cheville, en contrôlant strictement son temps de jeu et son exposition. Une justification médicale qui ne convainc pas totalement les observateurs.
