Par Rédaction | Sport
L’aventure de Dalton Knecht à Los Angeles semble déjà à un tournant décisif. Arrivé avec une vraie cote et des attentes élevées, l’arrière-ailier n’a jamais réussi à s’imposer durablement dans la rotation. À l’approche des décisions importantes pour la suite de la saison, son avenir au sein de la franchise commence sérieusement à interroger.
Sélectionné en 17e position de la Draft 2024, Knecht était présenté comme un joli coup, capable d’apporter rapidement du tir et de l’énergie. Un peu plus d’un an plus tard, le constat est bien plus nuancé. Sous les ordres de JJ Redick, le joueur formé à Tennessee n’est plus un élément régulier de la rotation, signe que la confiance s’est érodée au fil des mois.
Pour plusieurs observateurs, ce décalage entre le potentiel perçu et la réalité du terrain n’est pas anodin. Le profil de Knecht semble mal s’intégrer dans le contexte actuel de Los Angeles, où les exigences autour des stars laissent peu de marge aux jeunes joueurs encore en apprentissage. L’idée d’un changement d’air commence donc à faire son chemin, autant pour le joueur que pour l’équipe.
Un profil mal adapté au projet actuel
« La rupture entre Knecht et les Lakers devrait être gagnant-gagnant pour les deux camps », estime ainsi Svyatoslav Rovenchuk. « Il y a ce sentiment inévitable que Knecht ne pourra pas exprimer la meilleure version de sa carrière à Los Angeles. L’équipe n’a pas l’effectif pour masquer ses lacunes, et lui n’est pas parfaitement utilisé comme simple shooteur sans ballon ».
Le problème n’est pas uniquement statistique, mais surtout structurel. Knecht peine à trouver sa place dans un système qui demande discipline, mobilité sans ballon et fiabilité défensive. Ses choix de tirs parfois contestables, son manque d’impact loin du ballon et ses difficultés à contenir les extérieurs adverses ont rapidement limité son temps de jeu.
À l’inverse, la franchise aurait tout intérêt à récupérer un joueur plus complémentaire autour de ses leaders, capable d’apporter une contribution des deux côtés du terrain sans nécessiter trop de ballons. « Libérer leur ancien choix du premier tour permettrait aux deux camps de se rapprocher de ce qu’ils recherchent vraiment », ajoute Rovenchuk, soulignant l’intérêt stratégique d’un tel mouvement.
Pour Knecht, un transfert représenterait aussi une opportunité. À seulement 24 ans et après une seule saison complète en NBA, son avenir reste loin d’être scellé. Dans un environnement plus patient, prêt à exploiter ses qualités offensives tout en acceptant ses limites actuelles, il pourrait relancer sa trajectoire et progresser plus sereinement.
