Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le transfert de James Harden vers Cleveland a fait grand bruit dans toute la NBA. En envoyant Darius Garland aux Clippers, les Cavaliers ont choisi l’option de l’expérience pour viser le titre dès cette saison. Mais si beaucoup voient cette arrivée comme un coup gagnant, certains restent très sceptiques. Parmi eux, Bill Simmons n’a pas tardé à afficher son ironie légendaire.
Le célèbre analyste et fondateur du média The Ringer n’a jamais caché son manque d’enthousiasme à l’idée de voir Harden dans une équipe ambitieuse. Pour lui, l’histoire a déjà prouvé que le meneur barbu n’était pas la solution idéale lorsqu’il s’agit de briller en playoffs. Et dès l’annonce de l’échange, Simmons s’est amusé à tourner en dérision la stratégie des Cavaliers.
Dans une vidéo publiée peu après le trade, il a imaginé une scène fictive au sein du front office de Cleveland. Selon lui, les dirigeants auraient cherché une solution à leurs échecs répétés en postseason. Sa conclusion moqueuse : proposer l’arrivée d’un joueur justement réputé pour ses contre-performances dans les moments décisifs.
Une réputation qui colle à la peau
L’analyste a ainsi résumé la situation avec son humour habituel : « Le front office des Cavaliers se réunit avant la deadline et quelqu’un dit : “On doit trouver comment arrêter de s’écrouler en playoffs.” Et là, une autre personne répond : “Et si on allait chercher James Harden ?” » Une punchline qui résume parfaitement le doute qui entoure encore la réputation du nouveau meneur de Cleveland.
Il faut dire que les Cavaliers sortent de plusieurs saisons frustrantes. Malgré d’excellents bilans en saison régulière, ils n’ont jamais réussi à dépasser le deuxième tour des playoffs ces dernières années. Cette saison encore, l’équipe stagne à la quatrième place à l’Est et cherchait un électrochoc pour passer un cap.
L’arrivée de Harden répond à cette volonté de tout miser sur le présent. À 36 ans, l’ancien MVP reste un joueur d’élite, capable de porter une attaque et de créer pour ses coéquipiers. Mais son passé en postseason reste un lourd dossier. Ses statistiques en matchs décisifs, notamment lors des Game 7, sont régulièrement pointées du doigt.
Simmons, lui, ne croit pas une seconde que ce pari puisse fonctionner. Il considère même que ce transfert pourrait aggraver le principal problème des Cavaliers, à savoir leur incapacité à gérer la pression des grands rendez-vous. Pour lui, Harden incarne exactement ce type de joueur brillant en saison régulière, mais fragile quand tout se joue. Reste désormais à savoir si Simmons aura raison de se moquer. Si Harden parvient enfin à briser sa malédiction en playoffs, ce transfert pourrait bien devenir l’un des plus marquants de la saison.
