Par Rédaction | Sport
James Harden n’a jamais caché sa manière très pragmatique de gérer sa carrière. Depuis plusieurs années, le meneur change d’équipe au gré des opportunités et de ses ambitions personnelles. Un comportement qui lui a valu de nombreuses critiques, certains le voyant comme un joueur trop instable. Pourtant, pour l’analyste Zach Lowe, cette attitude mérite au contraire une forme de respect.
Au cours des dernières saisons, Harden est passé de Houston à Brooklyn, puis à Philadelphie, à Los Angeles, et désormais à Cleveland. Un parcours atypique qui lui a donné une image de joueur prêt à partir dès que la situation ne lui convient plus. Beaucoup y voient un manque de loyauté envers les organisations. D’autres estiment simplement qu’il agit comme le ferait n’importe quel professionnel cherchant les meilleures conditions possibles.
Dans la NBA moderne, les mouvements de superstars sont devenus monnaie courante. Les équipes n’hésitent plus à échanger des joueurs dès que l’opportunité se présente. Harden, lui, semble avoir compris ce système mieux que quiconque. Plutôt que de subir les décisions des dirigeants, il choisit de prendre les devants. Cette approche très directe détonne dans un milieu où les discours restent souvent plus diplomatiques.
Un mercenaire assumé selon Zach Lowe
Son récent départ des Clippers illustre parfaitement cette logique. Malgré un rôle majeur à Los Angeles, le joueur n’aurait pas obtenu le contrat longue durée qu’il espérait. Dès lors, il a rapidement envisagé une autre destination plus favorable. Une attitude qui peut paraître froide, mais qui correspond à une vision très claire de ce qu’il attend de la fin de sa carrière.
Pour Zach Lowe, cette franchise mérite d’être saluée plutôt que condamnée. Le journaliste voit dans l’attitude d’Harden une forme d’honnêteté rare. « Je commence vraiment à apprécier à quel point il est froid, direct et mercenaire. Il se dit simplement : ils nous traitent comme des actifs, alors je vais agir de la même manière. Vous ne voulez pas me payer sur le long terme, je vais aller ailleurs pour gagner et toucher mon argent », a expliqué l’analyste, admiratif de cette transparence.
Officiellement, Harden a pourtant affirmé qu’il n’avait pas demandé à être transféré. Il a assuré vouloir le bien des Clippers et ne pas freiner leur reconstruction. Mais derrière ce discours apaisé, beaucoup d’observateurs estiment que ses attentes contractuelles ont largement influencé son départ. Son envie d’un contrat plus long aurait été au cœur des tensions avec la direction californienne.
Ce mode de fonctionnement n’a rien de nouveau pour lui. À Houston déjà, il avait réclamé son départ après plusieurs tentatives infructueuses pour décrocher un titre. À Brooklyn, puis à Philadelphie, l’histoire s’est répétée. À chaque fois, Harden a privilégié ses intérêts sportifs et financiers. Une logique constante qui renforce l’image du joueur suivant avant tout ses propres objectifs.
