Par Rédaction | Sport
Les Lakers affichent un bilan solide cette saison, mais tout n’est pas aussi simple qu’il y paraît. L’association entre Luka Doncic et LeBron James intrigue autant qu’elle questionne. Sur le papier, Los Angeles possède deux des meilleurs joueurs du monde. Pourtant, leur cohabitation offensive ne convainc pas tout le monde.
Depuis l’arrivée de Luka Doncic à Los Angeles, les observateurs tentent de comprendre comment ces deux superstars peuvent réellement fonctionner ensemble. LeBron James a toujours construit son jeu autour du ballon, dictant le tempo et créant pour ses coéquipiers. De son côté, Doncic a bâti toute sa carrière à Dallas en étant l’alpha et l’oméga de l’attaque des Mavericks. Les deux hommes excellent avec la balle en main, mais beaucoup moins lorsqu’il s’agit de jouer sans.
Cette similarité pose un vrai problème de complémentarité. Contrairement à d’autres duos légendaires, LeBron et Luka ne possèdent pas des styles naturellement compatibles. Ils ne sont ni des spécialistes du jeu sans ballon, ni des joueurs capables d’enchaîner écrans, coupes et déplacements constants pour libérer l’espace. Leur efficacité repose avant tout sur leur capacité à contrôler le jeu, ce qui crée inévitablement une forme de redondance sur le parquet.
Une cohabitation qui demande des sacrifices
C’est précisément ce que l’ancien meneur All-Star Baron Davis a tenu à souligner. « Quand on regarde les Lakers, Luka et LeBron ne se complètent pas vraiment. Austin Reaves est un peu le lien entre les deux. LeBron et Reaves peuvent bien jouer ensemble, Reaves et Luka aussi. Mais Luka et LeBron, eux, ne jouent pas si bien que ça ensemble », a analysé Davis. Une lecture qui résume parfaitement le défi tactique auquel doit faire face l’entraîneur JJ Redick.
L’un des rares joueurs capables de fluidifier cette cohabitation se nomme justement Austin Reaves. Le jeune arrière s’est imposé comme un élément clé du dispositif des Lakers, capable de jouer avec ou sans ballon. Sa polyvalence permet de connecter les deux stars et d’apporter un peu d’équilibre à une attaque parfois trop prévisible. Sans lui, l’alchimie entre Doncic et James apparaît encore plus fragile.
Mais le problème va au-delà d’une simple question de rôle. Avec trois joueurs qui ont besoin de toucher régulièrement le ballon pour être efficaces, Los Angeles se retrouve face à un véritable casse-tête. Les systèmes offensifs deviennent plus difficiles à mettre en place et le rythme collectif peut rapidement se gripper. Dans une conférence Ouest extrêmement relevée, ce type de déséquilibre peut coûter très cher.
Baron Davis l’a d’ailleurs rappelé avec franchise. « Maintenant vous avez Luka, LeBron et Austin Reaves. Quelqu’un devra forcément passer au second plan, parce que vous avez trois créateurs qui veulent tous avoir le ballon à chaque possession. Comment partager cette richesse quand aucun de leurs profils ne se complète vraiment ? » Une question simple en apparence, mais qui résume toute la complexité du projet des Lakers.
