Par Rédaction | Sport
La fin de carrière de LeBron James approche forcément, mais personne ne sait encore sous quelle forme elle se produira. À 41 ans et après plus de deux décennies au sommet, chaque déclaration sur son avenir devient immédiatement un sujet majeur autour de la ligue. Entre retraite, dernière saison et changement d’équipe, toutes les options restent ouvertes. Une chose est certaine : son départ ne sera pas anodin.
Stephen A. Smith refuse pourtant d’imaginer une sortie rapide. Pour lui, l’histoire d’un joueur d’une telle ampleur doit être écrite jusqu’au bout et surtout mise en scène comme un événement. Il estime que l’idée d’un arrêt brutal après la saison actuelle n’a aucun sens au regard de la carrière accomplie. Dans sa logique, un joueur aussi influent doit contrôler la manière dont il quitte la scène.
L’analyste est même catégorique lorsqu’il évoque la question de la retraite : « Je veux que tout ce débat s’arrête sur le fait que ce soit sa dernière saison. Sauf catastrophe, ce ne sera pas sa dernière saison parce qu’il veut être célébré. Il veut une tournée d’adieu. » Selon lui, James mérite une année complète où chaque salle lui rend hommage, à l’image de certaines légendes passées, et pas un simple clap de fin discret.
Un dernier choix pour écrire la légende
Smith ne s’arrête pas à l’idée d’une tournée d’adieu, il pose une question centrale sur la manière de partir. « Veut-il être célébré simplement parce que c’est sa dernière année, ou veut-il une vraie chance de titre ? Parce que les Lakers ne l’ont pas. » Pour lui, la conclusion idéale doit être compétitive et pas seulement symbolique. Il imagine donc une décision stratégique plutôt qu’émotionnelle.
Dans ce scénario, un retour à Cleveland prend tout son sens. « Si Harden est encore là, avec Mitchell, Mobley et Allen autour de LeBron… vous gagnez le championnat. » L’idée serait de rejoindre un groupe déjà structuré pour maximiser ses chances immédiatement. Ce serait une manière de transformer la nostalgie en véritable opportunité sportive, et pas seulement en hommage sentimental. Cette perspective change totalement la lecture de sa fin de carrière.
L’analyste insiste sur la dimension narrative d’un tel choix. « LeBron revenant à Cleveland et gagnant le titre lors de sa dernière saison… voilà l’épilogue parfait d’une carrière absolument illustre. » Dans son esprit, la cohérence historique prime presque autant que le résultat sportif. Revenir là où tout a commencé offrirait une symétrie rare dans l’histoire du sport professionnel.
Rien ne garantit évidemment que ce scénario se réalisera, car la décision appartiendra uniquement au joueur. Mais la simple possibilité suffit déjà à nourrir le débat permanent autour de sa dernière étape. Quelle que soit l’issue, la fin de parcours de James sera suivie comme un événement mondial. Et c’est précisément ce qui confirme encore son statut unique dans la ligue.
