NBA – Fausses accusations contre Donovan Mitchell ? Un ancien s’agace : « C’est sa faute, ou celle de…

La star NBA des Cleveland Cavaliers, Donovan Mitchell, a été suppliée par un futur adversaire de ne pas franchir les 80 points face à lui et son équipe après son carton face aux Chicago Bulls
NBA (DR)

Par Rédaction | Sport

Depuis son arrivée en NBA en 2017, Donovan Mitchell s’est imposé comme l’un des arrières les plus prolifiques de sa génération. Saison après saison, il a empilé les points et multiplié les performances marquantes. Pourtant, l’absence de finale de conférence dans son parcours continue d’alimenter un débat persistant. Pour certains, ce plafond collectif ternirait son héritage individuel.

Publicité

Cette critique revient avec insistance à chaque élimination prématurée. Malgré des moyennes offensives impressionnantes, Mitchell n’a jamais réussi à franchir ce cap symbolique qui change la perception d’un joueur. Dans une ligue où la réussite en séries éliminatoires sert souvent de baromètre ultime, le doute s’installe vite. Mais pour Gilbert Arenas, le procès intenté au leader des Cavaliers manque clairement de nuance.

L’ancien scoreur des Wizards rappelle que Mitchell a, au contraire, régulièrement élevé son niveau de jeu au printemps. Dès la bulle de 2020, face aux Denver Nuggets, il tournait à plus de 36 points de moyenne, livrant une série offensive historique. L’année suivante, contre les Clippers, il flirtait encore avec les 35 points par match. Des chiffres qui témoignent d’une constance rare sous pression.

Publicité

Un contexte souvent oublié dans le débat

Pour Arenas, le problème ne se situe pas du côté du talent ou de la mentalité de Mitchell, mais bien des circonstances autour de lui. Il l’a expliqué sans détour sur son émission : « Est-ce que c’est sa faute, ou celle des équipes ? Il est performant en playoffs. À Utah, ils avaient un Défenseur de l’année, mais en séries ils le sortaient… Quand a-t-il vraiment eu une chance de gagner ? L’an dernier, quand ils avaient enfin une équipe, les blessures sont arrivées. Les joueurs autour de lui se blessent. » Une analyse qui replace la responsabilité au niveau collectif.



Au Jazz, Mitchell a souvent dû composer avec des coéquipiers diminués ou incapables de peser offensivement dans les moments clés. Même la présence d’un multiple Défenseur de l’année comme Rudy Gobert n’a pas suffi à compenser les limites structurelles observées en séries. Les ajustements adverses ciblaient les faiblesses de l’effectif, laissant Mitchell porter une charge offensive colossale. Dans ces conditions, parler d’échec individuel semble réducteur.

Publicité

Depuis son arrivée à Cleveland, le scénario s’est répété sous une autre forme. Les Cavaliers ont affiché des ambitions légitimes, mais les blessures ont freiné leur élan au pire moment. Malgré tout, Mitchell a maintenu des moyennes proches des 30 points en playoffs, preuve qu’il ne disparaît pas quand la pression monte. La question devient alors simple : peut-on réellement qualifier de “choker” un joueur qui élève systématiquement son niveau en avril et mai ?

Cette saison pourrait toutefois marquer un tournant. Avec davantage de profondeur et l’apport de vétérans capables de soulager la création offensive, comme James Harden, Mitchell dispose d’un environnement plus stable. Dans une conférence Est ouverte, une finale de conférence changerait immédiatement la narration autour de lui. Et si cela se produit, le débat actuel paraîtra sans doute bien lointain.

Cleveland Cavaliers Conférence Est Donovan Mitchell NBA 24/24