Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Entre la capitale et les régions, Kad Merad a multiplié les expériences de vie, passant d’un quotidien parisien rythmé à une existence plus apaisée en Bourgogne. Désormais installé avec Julia Vignali, l’acteur porte un regard sans filtre sur ces deux univers qu’il connaît bien. Et son constat ne laisse pas de place à l’ambiguïté.
Acteur populaire du cinéma français, révélé notamment par des succès comme Les Choristes, Kad Merad a longtemps partagé sa vie entre Paris et la province. Né dans la Loire, il n’a jamais totalement rompu le lien avec ses racines, ce qui lui permet aujourd’hui d’observer avec recul les différences de mentalité et de comportement selon les territoires. Une dualité qu’il assume pleinement, et qui éclaire son choix de vie actuel.
Installé en Bourgogne avec Julia Vignali, le comédien a fait le pari d’un quotidien plus simple, loin de l’agitation parisienne. Dans un entretien accordé au magazine Elle, il a livré une analyse très directe de ce qu’il observe au quotidien lors de ses déplacements entre ville et campagne :
« J’habite à la campagne et je fais mes courses. Les gens vous regardent et vous disent bonjour. Il y a un vrai respect quand même à la campagne, je trouve, qu’il n’y a pas forcément à Paris. Je suis désolé de vous le dire, hein, mais à Paris, c’est comme s’il y a une jalousie presque alors qu’en province, on sent quand même que les gens vous respectent, ils sont heureux que vous soyez là, ils vous disent bonjour, ils ne vont pas vous saouler. Vous achetez votre pot de Nutella, ils ne vont pas prendre des photos »
Un témoignage qui en dit long sur le ressenti de l’acteur, pour qui la vie à la campagne rime avec simplicité et rapport plus direct aux autres. Là où Paris peut, selon lui, générer une forme de distance ou de curiosité insistante, la province offrirait au contraire un cadre plus serein, où la notoriété passe au second plan.
Ce choix de vie reflète une recherche d’équilibre assumée. En Bourgogne, Kad Merad dit avoir trouvé un rythme plus calme, propice à une existence qu’il juge plus authentique, loin de la pression permanente du regard public. Un contraste qu’il ne cherche pas à embellir, mais qu’il décrit avec une franchise assumée, fidèle à son style direct.
