Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La course au Rookie de l’année a pris une tournure inattendue cette saison, et certains choix de vote continuent de faire débat. Une décision récente illustre parfaitement à quel point les circonstances peuvent influencer un résultat pourtant censé récompenser la régularité.
Pendant une grande partie de la saison, Kon Knueppel semblait s’imposer comme un favori crédible grâce à sa constance et son impact dans son équipe. Son profil séduisait plusieurs observateurs, qui voyaient en lui un joueur capable de peser durablement, au-delà des simples coups d’éclat. Mais la fin de saison a progressivement rebattu les cartes.
En parallèle, Cooper Flagg a marqué les esprits avec des performances spectaculaires dans les derniers matchs. Cette montée en puissance tardive a modifié certaines perceptions, notamment chez les votants. Dans une course aussi serrée, chaque détail compte, et l’impression laissée en fin d’exercice peut parfois peser davantage que la régularité sur plusieurs mois.
Un vote influencé par un contexte inhabituel
Invité dans une émission, Reggie Miller a reconnu avoir changé son choix au dernier moment. « Il y a deux semaines, j’avais Kon », a-t-il expliqué, avant de détailler les raisons de son revirement. « Mais avec tout ce que j’ai vu sur la fin, et surtout le fait que les bulletins ont été envoyés tardivement… je pars finalement sur Cooper Flagg ».
Il a également précisé que ce retard avait joué un rôle important dans sa décision. « Les votes sont arrivés après le play-in, et Kon a été en difficulté sur ce match », a-t-il ajouté, soulignant que ces performances tardives ont influencé son jugement, alors même que les récompenses sont censées se baser uniquement sur la saison régulière.
Ce décalage dans le calendrier des votes s’explique par une situation exceptionnelle liée à des demandes de dérogation concernant la règle des 65 matchs. Résultat, certains votants ont pris en compte des performances qui n’auraient normalement pas dû entrer dans l’évaluation, brouillant ainsi les critères habituels de sélection.
Les difficultés de Knueppel lors du play-in ont clairement pesé dans la balance. Avec des prestations en retrait au moment le plus visible, il a laissé une impression négative au pire moment. Dans une course aussi serrée, ce type de détail peut suffire à faire basculer un trophée, même après une saison globalement solide.
