L’aveu choc d’Audrey Fleurot : « Quand je me suis aperçue qu’il s’agissait d’une scène de sexe, le réalisateur m’a…

Audrey Fleurot
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Révélée au grand public par le succès fulgurant de HPI, Audrey Fleurot s’est imposée comme l’un des visages incontournables du petit écran. Mais derrière cette popularité éclatante, la comédienne évoque aussi des expériences plus sombres, liées à ses débuts dans le métier. Des souvenirs marquants, qu’elle n’hésite plus à partager aujourd’hui, avec une parole à la fois mesurée et directe.

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Figure très connue de la fiction française, Audrey Fleurot a pourtant longtemps évolué dans une relative discrétion avant de connaître une reconnaissance massive. Originaire de Mantes-la-Jolie, la comédienne de 48 ans a progressivement gravi les échelons, affrontant au passage certaines situations délicates. Dans un milieu où les rapports de pouvoir peuvent être déséquilibrés, elle reconnaît avoir été confrontée, comme beaucoup d’autres, à des moments de tension et d’inconfort, notamment lors de tournages.

Dans un entretien accordé à Paris Match, l’actrice est revenue sur une expérience particulièrement marquante, révélatrice de certaines pratiques encore présentes dans le secteur audiovisuel. Elle décrit un épisode où elle s’est retrouvée piégée, faute d’informations claires en amont, dans une situation qu’elle n’avait pas anticipée.

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« La cause me tient évidemment à coeur. J’ai la chance de ne pas avoir été victime d’agression au sein de mon métier, mais j’ai été confrontée, comme tout le monde, à des abus de pouvoir ou à des remises en question de mon professionnalisme. Quand on est une jeune actrice, on ne sait pas trop ce qu’on est en droit, ou pas, de vous demander. Une fois, j’ai eu le sentiment de me faire voler quelque chose et je me suis jurée que ça ne m’arriverait plus.« 

La comédienne poursuit en détaillant plus précisément cet épisode, qui illustre selon elle un manque de transparence et une pression difficile à gérer sur le moment. Une situation qui l’a profondément marquée et qui résonne aujourd’hui avec les débats portés par le mouvement MeToo.

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« Un réalisateur ne m’avait pas expliqué la nature d’une séquence, et je me suis aperçue au dernier moment qu’il s’agissait d’une scène de sexe. Devant mes réticences, il m’a demandé : « T’es comédienne ou t’es pas comédienne ? » Les costumières, qui n’étaient pas au courant non plus, n’avaient rien prévu pour que je sois plus « confortable » lors de la scène. J’étais au pied du mur, sans personne pour me venir en aide. Ce rapport de force n’est pas propre à notre métier : quasiment toutes les femmes ont été confrontées, un jour ou l’autre, à ce genre de situation.« 

Au-delà de cet épisode, Audrey Fleurot évoque plus largement la difficulté à gérer les attentes et les projections dans un univers où la notoriété peut rapidement transformer le regard des autres. Une exposition qu’elle assume, tout en reconnaissant qu’elle peut parfois générer un certain malaise.

« Je ne vais pas m’en plaindre, mais il est vrai que ce n’est pas l’exercice avec lequel je suis le plus à l’aise. Le comportement des gens change, et je ne sais pas comment gérer leur regard. C’est agréable mais déstabilisant. On est très chosifié, sujet à une fantasmagorie qui perturbe, devant des jeunes filles qui peuvent se mettre à trembler, à pleurer, des personnes qui veulent des hugs. Et là je suis mal à l’aise. La fonction qu’on me prête me dépasse.« 

Si la comédienne a su s’imposer avec force dans le paysage audiovisuel, ces confidences rappellent les réalités parfois complexes du métier. Entre reconnaissance publique et expériences plus difficiles, Audrey Fleurot dessine le portrait d’une actrice lucide, déterminée à faire évoluer les pratiques et à ne plus revivre certaines situations subies à ses débuts.

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